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Un variant hététozygote du gène de la calpaïne 3 à l’origine d’un syndrome camptocormique
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Les calpainopathies représentent un sous-groupe de dystrophies musculaires des ceintures dont les symptômes apparaissent habituellement au début de l’adolescence. Dans l’immense majorité des casCas isolé., cette maladie neuromusculaire qui touche plusieurs centaines de personnes en France, dont beaucoup dans l’Ile de la Réunion, se transmet selon un mode autosomique récessif. Des formes à transmission autosomique dominante ont été rapportées ces dernières années, en très petit nombre. La camptocormie, quant à elle, est une posturePosition dans laquelle on maintient une personne un certain temps (quelques minutes à quelques heures), dans un but thérapeutique (par exemple pour prévenir ou corriger une déformation du squelette ou une rétraction des muscles). invalidante dans laquelle l’individu est penché très en avant. Longtemps considérée comme relevant de la psychiatrie, ce syndrome est parfois en rapport avec une authentique affection neuromusculaire.
Dans un article publié en février 2021, l’équipe du centre de référence neuromusculaire d’Angers rapporte, en lien avec les chercheurs du Généthon, l’observation d’une personne âgée de 75 ans, sans antécédents familiaux, explorée pour un syndrome camptocormique en apparence isolé.
Une importante dégénérescence des muscles paraspinaux à l’IRML’imagerie par résonance magnétique ou IRM est une technique d’imagerie médicale qui permet d’obtenir des images en coupe ou en volume d’un organe ou d’une région du corps humain. Pendant l’examen, la personne est allongée, immobile, sur un lit mobile qui coulisse dans un appareil cylindrique constitué d’un aimant très puissant. Cet examen n’est pas douloureux. L’impression d’être enfermé, isolé, le bruit de la machine, la durée de l’examen peuvent cependant être un peu impressionnants. a amené les médecins à poursuivre les investigations à visée étiologique, et ce malgré la normalité du taux de CPKEnzyme contenue dans les cellules musculaires, qui est libérée dans le sang en cas d’atteinte musculaire. et du signal de la calpaïne au Western blotTransfert de protéines à partir d’un gel vers une membrane souple (nitrocellulose ou nylon) après séparation par électrophorèse. Cette technique est utilisée pour identifier une protéine.. Une mutationModification soudaine et transmissible du matériel génétique. Elle peut être spontanée ou induite par des agents dits » mutagènes » (radiations, produits toxiques,…). du gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns). CAPN3 codant la calpaïne 3 a ainsi été mise en évidence à l’état hétérozygote, suggérant une transmission autosomique dominante, ce d’autant que ce même variant avait déjà été impliqué dans une observation similaire. Les études fonctionnelles réalisées sur un modèle cellulaire a permis de confirmer le caractère pathogèneSusceptible d’induire une maladie. du variant.
Les auteurs suggèrent d’évoquer plus systématiquement une cause neuromusculaire devant tout syndrome camptocormique d’apparition tardive.