Soutenez notre projet de Fondation
Des résultats préliminaires encourageants de l’essai du BBP-418 (ribitol) dans la LGMDR9 liée à FKRP
Partager sur
La dystrophie musculaire des ceintures R9 (LGMDR9) est due à un déficit en FKRP. La FKRP permet l’addition de ribitol-5-phosphate, une molécule fabriquée à partir de ribitol, à la chaine de sucres déjà formée par l’action d’autres enzymes. La prise par voie orale du BBP-418 (ribitol) a pour but d’augmenter la glycosylation de l’α-dystroglycane en saturant de substrat la FKRP. Un essai de phase IAu cours d’un essai clinique de phase I un médicament dont l’intérêt thérapeutique a été montré sur des modèles animaux et/ou cellulaires (essais précliniques) est administré pour la première fois à un petit groupe de volontaires sains, plus rarement à des malades, afin d’évaluer leur tolérance à la substance en fonction de la dose (Comment le futur traitement est-il absorbé et éliminé ? Comment se fait sa répartition dans les organes ? Est-il toxique et à quelles doses ? Existe-t-il des effets secondaires ?). (terminé) et de phase IIAu cours d’un essai clinique de phase II, un médicament, dont il a été montré au préalable qu’il était bien toléré (au cours d’un essai de phase I) est administré à un groupe de malades dans le but de déterminer l’efficacité thérapeutique, les doses optimales et la sécurité du traitement (Quel est le mode d’administration et la dose maximale tolérée ?). La phase II peut être divisée en deux étapes : la phase IIa étudie le dosage et la phase IIb l’efficacité du traitement. (en cours) du ribitol ont livré leurs premiers résultats.
• L’essai de phase 1 s’est déroulé chez 85 volontaires sains. Cet essai randomiséDans un essai randomisé, les participants sont répartis par tirage au sort dans les différents groupes. contrôlé d’une dose unique puis de doses croissantes multiples contre placeboLe placebo est un produit dont la présentation est identique à celle d’un médicament, mais qui ne contient pas de principe actif. Dans un essai clinique, un placebo est utilisé pour mesurer l’action réelle du médicament testé, en comparant les effets du médicament testé contenant le principe actif et ceux du placebo. a permis d’étudier la pharmacocinétiqueLa pharmacocinétique étudie le devenir d’un médicament dans l’organisme : comment est-il absorbé (quelle quantité, à quelle vitesse…) ? Comment diffuse-t-il dans l’organisme (quelle quantité, à quelle vitesse…) ? Comment est-il transformé, puis éliminé (par le foie, par le rein…) ? L’étude de la pharmacocinétique est utilisée dans les essais cliniques de phase I afin de déterminer la dose maximale tolérée du médicament à utiliser lors de futurs essais cliniques de phase II, III ou IV de ce médicament. de la molécule, et de constater sa très bonne tolérance sans signes de toxicité même aux doses supérieures aux doses thérapeutiques prévues.
• Un essai de phase 2 du BBP-418 en ouvert chez 14 personnes atteintes de LGMDR9, âgées de 12 à 55 ans, vise à déterminer la sécurité et la tolérance de doses croissantes de BBP-418 sur 5 ans.
Les résultats préliminaires chez les 12 premiers participants, âgés de 12 à 53 ans, et dont 9 avaient conservé la marche, ont été présentés à la conférence 2022 de la Muscular dystrophy association (MDA). Ils montrent :
- une augmentation de l’alpha-dystroglycane glycosylée de 43% ;
- une baisse moyenne des CPKEnzyme contenue dans les cellules musculaires, qui est libérée dans le sang en cas d’atteinte musculaire. à 90 jours de 70% ;
- une augmentation de la vitesse de marche sur 10 mètres à 3 et 6 mois, alors qu’elle avait diminué dans les 6 mois d’étude d’histoire naturelleCe que les médecins appellent l’histoire naturelle d’une maladie est la description des différentes manifestations d’une maladie et de leur évolution au cours du temps en l’absence de tout traitement (médicaments, kinésithérapie, chirurgie…). ayant précédé la prise de ribitol.
La société BridgeBio qui développe ce candidat médicament envisage, sur la base de ces résultats préliminaires encourageants, de lancer un essai de phase IIIAu cours d’un essai clinique de phase III, un médicament, pour lequel on a déterminé lors d’essais antérieurs l’innocuité et le dosage optimum (essais de phase I et II), est administré à un grand groupe de malades, sur une longue durée, dans le but d’évaluer son efficacité thérapeutique en la comparant à celle d’un traitement de référence ou un placebo. Il permet aussi de mettre en évidence les interactions indésirables et les effets secondaires du traitement à moyen terme. Au terme de cet essai, le médicament peut obtenir une autorisation de mise sur le marché. au cours du deuxième semestre 2022.
Voir aussi « LGMDR9 : les premiers résultats encourageants du ribitol »