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Une étude autrichienne actualise les données d’évolution sous traitement de la MG, en général et par sous-groupes de patients
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Depuis, l’arsenal thérapeutique s’est enrichi notamment de nouveaux immunosuppresseurs et immunomodulateurs (comme le rituximab) . L’impact de ces nouveaux traitements sur l’évolution de la maladie parait très favorable selon une étude rétrospective menée auprès de 199 patients atteints de myasthénie généralisée et pris en charge à partir de l’an 2000 par deux centres experts autrichiens (Vienne et Innsbruck) dans l’année qui a suivi leurs premiers symptômes.
Publiés en juillet 2020, les résultats de cette étude montrent que :
- le pronostic global est favorable, 63% des patients atteignant de façon durable un statut de manifestation minimale (ou MMS pour minimal manifestation status) ou mieux, soit l’objectif du traitement de la myasthénie ;
- le taux de mortalité est de 1% ;
- la plupart des améliorations sous traitement interviennent dans les deux premières années, une réponse au traitement dans ce délai (40% des casCas isolé.) laissant présager d’une évolution favorable à long terme ; a contrario, la persistance de symptômes dans ce même délai (19% des cas) préfigure plus souvent une forme réfractaire dans les années qui suivent ;
- la classification habituelle de la myasthénie en 5 sous-groupes diagnostiques (début précoce avec anti-RACh, début tardif avec anti-RACh, thymome associé, anti-MuSK+ et double séronégativité) se montre pertinente sur le plan pronostique puisqu’elle aide à différencier les patients répondeurs au traitement (début après l’âge de 50 ans…) de ceux plus souvent réfractaires au traitement (début précoce, thymome…).