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L’exposition au virus adéno-associé AAV9 pendant la période prénatale n’est pas sans risque
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Des chercheurs américains ont voulu savoir si exposer un fœtus à un AAV9 pendant la grossesse pouvait être envisageable :
- des expérimentations in vivoDans le vivant, à l’intérieur de l’organisme. ont été menées chez des fœtus d’agneaux,
- le produit utilisé était un gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns). GFP contenu dans un AAV« adeno-associated virus » , ou virus adéno-associé est un petit virus à ADN simple brin. Il fait partie de la famille des Parvoviridae et appartient au genre des Dependovirus. La particule virale est constituée d’un brin d’ADN de polarité positive ou négative protégé par une capside. La taille moyenne d’une particule d’AAV et de 18 à 22 nm. Les AAV sont les seuls parvovirus non autonomes. Lorsqu’on emploie « rAAV » , il s’agit du virus AAV recombinant, c’est-à-dire qu’il a été modifié pour devenir un vecteur (et n’est donc plus virulent). de type 9, administré soit en intracrânien soit par la veine ombilicale, à 75 jours de gestation,
- l’expression tissulaire du transgèneGène transféré vers un nouvel organisme pour en modifier le génome. s’est avérée importante et durable, sans toxicité directe notamment au niveau des ganglions dorsaux,
- ces bons résultats sont toutefois tempérés par le constat d’un retard de croissance intra-utérin chez le fœtus et d’une atteinte hépatique chez la brebis gestante, deux effets secondaires dont on mesure encore mal les risques.
Les auteurs soulignent enfin la présence de particules intégratives dans les cellules germinales femelles.