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Le rozanolixizumab démontre un certain potentiel thérapeutique dans la MG généralisée au cours d’un essai de phase II
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Des résultats suffisants pour passer à la phase IIIAu cours d’un essai clinique de phase III, un médicament, pour lequel on a déterminé lors d’essais antérieurs l’innocuité et le dosage optimum (essais de phase I et II), est administré à un grand groupe de malades, sur une longue durée, dans le but d’évaluer son efficacité thérapeutique en la comparant à celle d’un traitement de référence ou un placebo. Il permet aussi de mettre en évidence les interactions indésirables et les effets secondaires du traitement à moyen terme. Au terme de cet essai, le médicament peut obtenir une autorisation de mise sur le marché.
Les autorités de santé européennes lui ont attribué le statut de médicament orphelin dans la thrombopénie immune, puis dans la myasthénie auto-immune où un essai de phase IIa (NCT03052751) randomisé en double aveugle contre placeboLe placebo est un produit dont la présentation est identique à celle d’un médicament, mais qui ne contient pas de principe actif. Dans un essai clinique, un placebo est utilisé pour mesurer l’action réelle du médicament testé, en comparant les effets du médicament testé contenant le principe actif et ceux du placebo. avait débuté mi-2017. Ses 43 participants étaient âgés de plus de 18 ans et atteints de myasthénie auto-immune généralisée modérée à sévère, un seul avec auto-anticorps anti-MuSK, les autres avec des anti-RACh. La revue Neurology a publié les résultats définitifs de cet essai de phase IIAu cours d’un essai clinique de phase II, un médicament, dont il a été montré au préalable qu’il était bien toléré (au cours d’un essai de phase I) est administré à un groupe de malades dans le but de déterminer l’efficacité thérapeutique, les doses optimales et la sécurité du traitement (Quel est le mode d’administration et la dose maximale tolérée ?). La phase II peut être divisée en deux étapes : la phase IIa étudie le dosage et la phase IIb l’efficacité du traitement. en novembre 2020. Ils montrent pour le groupe sous rozanolixizumab :
- une amélioration du score quantitatif QMG à J29 (critère principal de l’essai) mais non significative sur le plan statistique ;
- une amélioration significative des scores MGADL (-1.8 vs -0.4) et MG composite (-3.1 vs -1.2), les critères secondaires;
- une diminution du taux d’auto-anticorps anti-RACh jusqu’à – 68%, l’évolution des anti-MuSK n’a pas été évaluée (un seul participant concerné) ;
- une bonne tolérance du candidat-médicament dans l’ensemble, les maux de tête étant l’effet indésirable le plus fréquent, survenu chez 57% des participants sous 7mg/kg de rozanolixizumab, versus 14% des participants du groupe placebo.
Un essai de phase III (NCT03971422 ou MycarinGstudy) mené auprès de 240 participants dans 15 pays dont la France a débuté en juin 2019, suivi quatre mois plus tard par le démarrage de son extension (NCT04124965).