Soutenez notre projet de Fondation
L’analyse de la plaque motrice pertinente pour le diagnostic de myasthénie séronégative
Partager sur
Une équipe japonaise a évalué l’intérêt d’étudier la plaque motrice chez des personnes séronégatives pour les anticorpsprotéine fabriquée par le système immunitaire (en particulier les lymphocytes B) en réponse à l’introduction d’une molécule étrangère à l’organisme, à laquelle elle se lie étroitement, pour l’inactiver ou la marquer et permettre ainsi son élimination par l’organisme. anti-RACh et anti-MuSK.
- Vingt personnes présentant des symptômes évoquant une myasthénie ont eu une biopsiePrélèvement d’un petit échantillon d’organe (muscle, peau,…) sous anesthésie locale le plus souvent, destiné à l’examen au microscope. neuromusculaire du biceps brachial.
- Cinq personnes avaient un dépôt de complément au niveau de la plaque motrice :
. quatre d’entre elles présentaient aussi une diminution de la densité des RACh, comparable à celle retrouvée chez les personnes atteintes de myasthénie positive aux anticorps anti-RACh,
. des anticorps anti RACh à faible affinité ont été retrouvés chez deux d’entre elles,
. les cinq personnes ont été considérées comme ayant une myasthénie auto-immune et traitées comme telles avec succès.
- Les quinze autres personnes ont eu d’autres diagnostics au cours des dix années de suivi, en dehors d’une personne qui a développé une myasthénie auto-immune trois ans plus tard.
Les auteurs de conclure à l’intérêt diagnostique de l’analyse de la plaque motrice en l’absence d’anticorps anti-RACh ou anti-MuSK et, compte tenu de l’aspect invasif de la biopsie musculaire, suggèrent de rechercher, en premier, des anticorps anti RACh à faible affinité.