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DMC liée à LMNA : à propos d’une histoire naturelle rétrospective à grande échelle
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Une étude internationale rétrospective coordonnée par une équipe du centre de recherche de l’Institut de Myologie (Paris) a été menée pour décrire l’histoire naturelleCe que les médecins appellent l’histoire naturelle d’une maladie est la description des différentes manifestations d’une maladie et de leur évolution au cours du temps en l’absence de tout traitement (médicaments, kinésithérapie, chirurgie…). d’une forme de laminopathie à début précoce, la dystrophie musculaire congénitale liée au gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns). LMNA. Ainsi, les données de 151 patients atteints de laminopathie et ayant présenté des symptômes musculaires apparus avant l’âge de deux ans ont été recueillies dans 34 centres de 14 pays (principalement la France, la Chine et le Royaume-Uni) et analysées.
Les résultats de cette première étude d’histoire naturelle portant sur un aussi grand nombre de patients confirment l’évolution progressive de la maladie, notamment entre les âges de 5 à 15 ans. Les symptômes moteurs sont les premiers à survenir, suivis de symptômes respiratoires, gastro-intestinaux, orthopédiques et cardiaques.
Les auteurs de cette étude ont aussi comparé deux sous-groupes de malades en fonction de leur acquisition ou non de la marche. Les résultats montrent que les non-marchants ont :
- un âge de début de la maladie et de décès significativement plus précoce, avec des symptômes qui évoluent plus rapidement notamment au niveau moteur puis respiratoire et cardiaque.
- un âge d’initiation d’une ventilation non invasive plus précoce.
Les auteurs ont également montré que la mutationModification soudaine et transmissible du matériel génétique. Elle peut être spontanée ou induite par des agents dits » mutagènes » (radiations, produits toxiques,…). la plus fréquente dans cette forme de laminopathie, le variant p.Arg249Trp du gène LMNA, est responsable d’une forme plus sévère de la maladie. Les patients porteurs de cette mutation n’acquièrent jamais la marche ou la perdent très rapidement et ont une atteinte respiratoire précoce.
Ces résultats seront d’un grand intérêt pour la mise en place de futurs essais cliniques dans cette forme de laminopathie.