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Comment optimiser la thérapie génique par AAV chez l’homme d’un point de vue immunologique ?
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À l’heure du développement sans précédent des génothérapies à base d’AAV« adeno-associated virus » , ou virus adéno-associé est un petit virus à ADN simple brin. Il fait partie de la famille des Parvoviridae et appartient au genre des Dependovirus. La particule virale est constituée d’un brin d’ADN de polarité positive ou négative protégé par une capside. La taille moyenne d’une particule d’AAV et de 18 à 22 nm. Les AAV sont les seuls parvovirus non autonomes. Lorsqu’on emploie « rAAV » , il s’agit du virus AAV recombinant, c’est-à-dire qu’il a été modifié pour devenir un vecteur (et n’est donc plus virulent). dans les maladies neuromusculaires, et au vu des difficultés rencontrées lors des essais thérapeutiques comme en vie réelle, des chercheurs allemands ont passé en revue les possibilités d’améliorer la coexistence entre l’être humain et l’AAV lui-même. Parmi les nombreuses pistes évoquées, on retiendra l’intérêt :
- de cibler des organes plus immunotolérants aux AAV comme le cerveau, le foie ou l’œil ;
- d’induire une immunotolérance, à l’aide de lymphocytes TType de globules blancs spécialisés dans certaines réactions immunitaires. Il existe plusieurs types de lymphocytes T (lymphocytes T3, T4, T8, lymphocytes suppresseurs…), chacun répondant à des besoins spécifiques. Les lymphocytes T ne secrètent pas d’anticorps. régulateurs reprogrammés ou de médicaments ;
- d’utiliser plus largement des immunosuppresseurs pour prévenir toute réaction immunitaire indésirable ;
- de se débarrasser des anticorpsprotéine fabriquée par le système immunitaire (en particulier les lymphocytes B) en réponse à l’introduction d’une molécule étrangère à l’organisme, à laquelle elle se lie étroitement, pour l’inactiver ou la marquer et permettre ainsi son élimination par l’organisme. neutralisants contre l’AAV ;
- d’améliorer l’AAV lui-même.