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Le cyclophosphamide intraveineux est plus efficace sur la pneumopathie interstitielle associée à une myosite que les autres immunosuppresseurs
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Une comparaison de l’efficacité du cyclophosphamide en première intention à celle d’autres traitements immunosuppresseurs (azathioprine, glucocorticoïdes, mycophénolate de mofétil, inhibiteurs de la calcineurine, rituximab) a été réalisée chez 47 patients présentant une pneumopathie interstitielle associée à une myosite (à l‘exclusion d’une dermatomyosite à anticorpsprotéine fabriquée par le système immunitaire (en particulier les lymphocytes B) en réponse à l’introduction d’une molécule étrangère à l’organisme, à laquelle elle se lie étroitement, pour l’inactiver ou la marquer et permettre ainsi son élimination par l’organisme. anti-MDA5) :
- 22 étaient sous cyclophosphamide, 25 sous un autre traitement immunosuppresseur ;
- 64% des participants sous cyclophosphamide (contre 32% pour les autres) ont eu une amélioration de leur capacité vitale de plus de 10% sous ce traitement, le critère principal de l’étude ;
- aucun participant sous cyclophosphamide n’a eu de détérioration de sa capacité vitale contre six (24%) sous un autre immunosuppresseur ;
- il n’y avait pas de différence significative de la capacité de diffusion du monoxyde de carbone (DLCO) ou du nombre de décès entre les deux groupes.
Compte tenu d’un effet probablement potentialisant du mycophénolate de mofétil permettant de diminuer les doses de corticoïdes, les auteurs concluent à l’intérêt d’utiliser le cyclophosphamide en association avec le mycophénolate de mofétil comme traitement de première ligne de la pneumopathie interstitielle des myosites.
À noter qu’un essai de phase IIIAu cours d’un essai clinique de phase III, un médicament, pour lequel on a déterminé lors d’essais antérieurs l’innocuité et le dosage optimum (essais de phase I et II), est administré à un grand groupe de malades, sur une longue durée, dans le but d’évaluer son efficacité thérapeutique en la comparant à celle d’un traitement de référence ou un placebo. Il permet aussi de mettre en évidence les interactions indésirables et les effets secondaires du traitement à moyen terme. Au terme de cet essai, le médicament peut obtenir une autorisation de mise sur le marché. en cours en France vise à comparer l’efficacité du cyclophosphamide suivi par de l’azathioprine à celle du tacrolimus sur les pneumopathies infiltrantes diffuses liées au syndrome des antisynthétases (essai Catr-Pat).