Soutenez notre projet de Fondation
Des résultats positifs en phase I/II pour le brogidirsen dans la myopathie de Duchenne
Partager sur
Le brogidirsen est un oligonucléotide antisens de type phosphorodiamidate morpholino oligomère (PMO) à double ciblage, composé de deux séquences ciblant l’exonPartie codante de l’ADN au sein d’un gène. 44 du gène DMD dans la myopathie de Duchenne. Un essai cliniqueProtocole thérapeutique réalisé sur des patients pour les essais de nouveaux médicaments en thérapie génique (dans notre contexte). japonais de phase IAu cours d’un essai clinique de phase I un médicament dont l’intérêt thérapeutique a été montré sur des modèles animaux et/ou cellulaires (essais précliniques) est administré pour la première fois à un petit groupe de volontaires sains, plus rarement à des malades, afin d’évaluer leur tolérance à la substance en fonction de la dose (Comment le futur traitement est-il absorbé et éliminé ? Comment se fait sa répartition dans les organes ? Est-il toxique et à quelles doses ? Existe-t-il des effets secondaires ?)./II, mené chez six patients âgés de 4 à 13 ans, a mis en évidence sa capacité à rétablir de manière partielle l’expression de la dystrophineProtéine large du sarcolemme. La myopathie de Duchenne (DMD) est une maladie résultant d’une déficience du gène de la dystrophine..
- Sur les six patients, cinq présentaient une délétionPerte d’un fragment d’ADN (ou d’un gène). de l’exon 45 et un une délétion 45-54.
- Une induction notable du saut de l’exon 44 a été retrouvée, avec une augmentation de 32 % entre l’inclusion et la fin du suivi chez les six patients.
- Le taux d’expression de la dystrophine représentait 24,47 % du niveau d’expression des individus sains avec une dose de 80 mg/kg par semaine et 16,63 % avec une dose de 40 mg/kg par semaine.
- La fonction motrice était stable pour l’ensemble des patients, avec une tendance à l’amélioration.
- Des expériences in vitro réalisées à partir d’échantillons urinaires des patients ont également montré que le brogidirsen permettait le saut de l’exon 44 et le rétablissement des niveaux de dystrophine.
- Aucun effet indésirable grave n’a été rapporté.
Ces résultats ont justifié une phase d’extension de cet essai jusqu’en 2026.
Voir aussi « Lu pour vous 2025 n°3 »