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De nouvelles publications confortent les bénéfices de l’éculizumab dans la myasthénie auto-immune avec anti-RACh réfractaire
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La myasthénie auto-immune est dûe à des auto-anticorps dirigés contre la jonction neuromusculaire. Environ 10 % des patients en présentent une forme généralisée résistante aux traitements habituels. Dans cette situation, différentes pistes thérapeutiques sont envisagées et notamment celle qui consiste à inhiber la fraction 5 du complément (anti-C5) avec, par exemple, le zilucoplan, le ravulizumab ou encore l’éculizumab. Ce dernier a obtenu une autorisation de mise sur le marché européen en 2017 dans la myasthénie généralisée réfractaire avec autoanticorps anti-récepteur à l’acétylcholineNeurotransmetteur des synapses motrices qui, dans le cas de la jonction neuro-musculaire, se lie à un récepteur de type nicotinique permettant ainsi la contraction musculaire. (anti-RACh), une indication retenue lors de l’actualisation récente de recommandations internationales de bonnes pratiques.
À symptômes réduit, ordonnance allégée
Plusieurs publications parues fin 2020 font état de nouveaux résultats positifs de l’éculizumab dans cette même indication :
- au cours de l’essai REGAIN, les participants traités par éculizumab pendant six mois sont plus nombreux que ceux recevant le placeboLe placebo est un produit dont la présentation est identique à celle d’un médicament, mais qui ne contient pas de principe actif. Dans un essai clinique, un placebo est utilisé pour mesurer l’action réelle du médicament testé, en comparant les effets du médicament testé contenant le principe actif et ceux du placebo. à avoir atteint le statut « amélioré » (60,7% versus 41,7%) ou « manifestation minimale » (25% vs 13,3%) de la Myasthenia Gravis Foundation of America (MGFA) ;
- au terme des deux ans et demi de l’extension en ouvert de l’essai REGAIN, où tous les participants ont reçu l’éculizumab, 87,1% d’entre eux ont atteints le statut « amélioré » et 57,1% celui de manifestation minimale ;
- en raison d’une amélioration des symptômes de la myasthénie, 48,7% des participants à cette même phase d’extension ont pu arrêter ou réduire la posologie d’au moins un traitement immunosuppresseurMédicament utilisé dans le traitement de certaines maladies auto-immunes ou lors de greffe car il limite la réponse du système immunitaire. concomitant : mycophénolate mofétil (-56% de la dose moyenne), corticoïdes (- 60,8%) et/ou azathioprine (- 89,1%) ;
- les résultats d’une étude en vie réelle menée aux États-Unis montrent, après un an d’éculizumab, une amélioration rapide, durable et significative sur le plan clinique du score MG-ADL chez les 15 participants, une réduction significative du nombre de crises myasthéniques, une baisse de la dose quotidienne de prednisone dans 100% des casCas isolé. et un arrêt des immunoglobulinesProtéines qui ont une activité anticorps elles jouent un rôle essentiel dans la défense de l’organisme contre les agressions. IV chez les 6 patients qui en recevaient avant le début du traitement par l’anti-C5.