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Un premier pas vers la possibilité d’administrer une thérapie génique chez des sujets déjà immunisés contre l’AAV
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Des chercheurs américains de l’Indiana ont étudié la façon de contourner l’obstacle que représente la présence d’anticorpsprotéine fabriquée par le système immunitaire (en particulier les lymphocytes B) en réponse à l’introduction d’une molécule étrangère à l’organisme, à laquelle elle se lie étroitement, pour l’inactiver ou la marquer et permettre ainsi son élimination par l’organisme. neutralisants chez des patients devant bénéficier d’une thérapie géniqueEnsemble d’approches thérapeutiques où une information génétique est transférée aux cellules, tissus ou organes d’un patient, dans le but de pallier un défaut génétique ou de fournir une fonction protectrice ou réparatrice. médiée par un vecteurÉlément génétique capable de transporter le gène-médicament dans la cellule cible. Actuellement, les principaux vecteurs utilisés en thérapie génique sont dérivés de virus rendus inoffensifs. viral :
- à cet effet, un transgèneGène transféré vers un nouvel organisme pour en modifier le génome. optimisé de la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) a été inséré dans un AAV9 (AAV9-UFµDys1), et l’injection s’est faite sur des souris mdx modèles de DMD, le tout étant précédé par un protocole d’immunosuppression qu’ils ont développé,
- grâce à ce protocole, les souris traitées ont vu leurs fonctions cardiaques et musculaires progresser de 40 % par rapport à des souris non traitées,
- par ailleurs, les souris traitées après le protocole d’immunosuppression ont vu l’expression de dystrophineProtéine large du sarcolemme. La myopathie de Duchenne (DMD) est une maladie résultant d’une déficience du gène de la dystrophine. augmenter significativement dans le cœur et les muscles comparées aux souris traitées sans le protocole au préalable,
- À noter que les souris avaient été préalablement immunisées contre l’AAV« adeno-associated virus » , ou virus adéno-associé est un petit virus à ADN simple brin. Il fait partie de la famille des Parvoviridae et appartient au genre des Dependovirus. La particule virale est constituée d’un brin d’ADN de polarité positive ou négative protégé par une capside. La taille moyenne d’une particule d’AAV et de 18 à 22 nm. Les AAV sont les seuls parvovirus non autonomes. Lorsqu’on emploie « rAAV » , il s’agit du virus AAV recombinant, c’est-à-dire qu’il a été modifié pour devenir un vecteur (et n’est donc plus virulent). pour recréer les conditions expérimentales en clinique humaine.
Ces travaux portent uniquement sur l’animal à ce stade mais pourraient rapidement connaître des développements intéressants chez l’homme à condition que l’immunosuppression nécessaire soit bien tolérée chez ce dernier.