Le 21 septembre marque la Journée internationale de sensibilisation à la myosite


Aujourd’hui, 21 septembre, c’est la 25ème Journée internationale de sensibilisation à la myosite organisée par la Myositis Association

Aussi appelées « myopathies inflammatoires« , les myosites sont liées à une inflammation d’origine auto-immune : elles résultent d’un dérèglement du système immunitaire qui entraine la production d’anticorps pathologiques (auto-anticorps) provoquant des lésions des tissus (muscles, peau, poumon, cœur…).

Les myosites peuvent atteindre les adultes et les enfants. Elles entraînent une faiblesse, une perte musculaire, une fatigue et parfois une atteinte de la peau, du cœur et des poumons. Il en existe différentes formes (dermatomyosite, myosite à inclusions…) qui se différencient par leurs mécanismes et leurs symptômes. Un grand nombre de médicaments sont déjà disponibles pour les traiter, mais la recherche continue avec l’objectif de faire progresser les connaissances et d’améliorer encore la prise en charge.

Dans la classification actuellement en vigueur, cinq formes principales de myopathie inflammatoire sont à ce jour associées à des auto-anticorps spécifiques des myosites (MSA) :

L’existence de la polymyosite fait débat, la plupart des patients étant reclassés dans l’une des cinq catégories ci-dessus).

Cette classification et les critères qui permettent de poser le diagnostic de chaque type de myosite évoluent au fil des ans, fonction des progrès des connaissances.

Au Centre de Recherche en Myologie de l’Institut de Myologie, l’équipe Myopathies inflammatoires & thérapies innovantes ciblées dirigée par le Pr Olivier Benveniste et Pr Yves Allenbach mène des recherches dont l’objectif est d’améliorer le traitement des myosites en utilisant une approche translationnelle. Pour atteindre cet objectif, l’équipe utilise sa banque de données cliniques et sa biobanque (1300 patients) afin de (i) définir des groupes homogènes de patients pour (ii) identifier des biomarqueurs de pronostic et/ou d’activité de la maladie (iii) et à caractériser les mécanismes pathogènes à l’aide de modèles in vivo et in vitro pour (iv) proposer de nouvelles stratégies thérapeutiques.