Des présentations cliniques parfois trompeuses chez les femmes transmettrices de la myopathie liée au gène FHL1

Des cliniciens français ont compilé les données cliniques et génétiques de cinq patientes chez qui le diagnostic de « transmettrice » de la myopathie liée au gène FHL1 (situé sur le chromosome X) a finalement été porté :

  • l’âge moyen d’apparition des premiers symptômes était de 13 ans,
  • toutes les patientes avaient un déficit moteur, asymétrique au début,
  • chez quatre d’entre elles, une perte de la marche a été observée au bout de six ans (en moyenne) d’évolution,
  • la rapidité de la dégradation motrice associée à l’aspect pseudo-inflammatoire en imagerie avaient fait évoquer, à tort, un processus myositique,
  • la biopsie musculaire a finalement révélé la présence de corps réducteurs, faisant suspecter l’implication du gène FHL1, ce qui a ensuite été confirmé en biologie moléculaire.

Les auteurs plaident pour la recherche d’une cause héréditaire devant des tableaux atypiques de myopathie inflammatoire.