Syndrome d’Andersen-Tawil (ATS1) : publication de la plus grande série de patients au monde
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Le concept de canalopathie recouvre un nombre important de maladies génétiques liées à des dysfonctionnements de canaux ioniquesConstitués de protéines qui traversent la double couche lipidique des membranes cellulaires, ils forment des pores permettant à certains ions de diffuser à travers elles. Certains, qualifiés de voltage-dépendants, sont activés par une variation du potentiel de membrane, d’autres sont activés par un ligand, par exemple un neurotransmetteur. de différentes sortes. Certaines de ces canalopathies présentent un phénotype musculaire et/ou cardiaque comme le syndrome d’Andersen-Tawil (ATS1). Cette maladie neuromusculaire rare et méconnue est transmise selon un mode autosomique dominantEn génétique, c’est la caractéristique d’un individu qui n’a besoin que d’un seul exemplaire d’un certain gène (allèle) pour s’exprimer. Cet exemplaire unique peut venir du père ou de la mère.. Elle est liée à des mutations du gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns).KCNJ2 qui code un canal régulant le passage transmembranaire du potassium au niveau des cardiomyocytesCellules musculaires cardiaques. et des fibres musculaires. Rapporté pour la première fois en 1971, l’ATS1 associe trois manifestations principales : des épisodes de paralysie périodique, une arythmie cardiaque parfois sévère et/ou inaugurale et des anomalies du développement comprenant, entre autres, une dysmorphie faciale plus ou moins évocatrice.
Dans un article publié en avril 2020, un consortium international animé par l’équipe italienne de Pavie, rapporte les données cliniques, électrophysiologiques et génétiques de la plus grande série au monde de patients atteints d’ATS1. Cent dix-huit patients ont été recrutés dans 23 centres, cardiologiques pour la plupart. Leurs données ont été colligées dans une base de données dans le but de préciser les phénotypes notamment au niveau cardiaque. La survenue d’épisodes graves, et potentiellement mortels, d’arythmie cardiaque s’est avérée très fréquente, les accès paralytiques étant très rarement au premier plan. Les auteurs déconseillent fortement l’utilisation de l’amodiarone.
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