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Myopathie liée au gène LMOD3 : quand empreintes digitales et bâtonnets coexistent
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Dans un article publié en décembre 2019, des cliniciens de Rouen rapportent l’observation originale d’un patient adulte relativement peu déficitaire dont les premiers troubles moteurs (hypotonie isolée) remontaient à la petite enfance. Lors d’une première biopsiePrélèvement d’un petit échantillon d’organe (muscle, peau,…) sous anesthésie locale le plus souvent, destiné à l’examen au microscope. musculaire, l’anatomo-pathologiste avait mis en évidence, au niveau ultra-structurel, une lésion toute aussi particulière que rare appelée « fingerprint » (pour empreinte digitale). Une seconde biopsie réalisée quatre ans plus tard montrait des bâtonnets soulevant cette fois l’hypothèse d’une myopathie à nemaline. Hypothèse confirmée par la découverte, après étude en NGS d’un panel de gènes de myopathies congénitales, de deux mutations distinctes (une mutationModification soudaine et transmissible du matériel génétique. Elle peut être spontanée ou induite par des agents dits » mutagènes » (radiations, produits toxiques,…). faux-sens et une délétionPerte d’un fragment d’ADN (ou d’un gène).) dans le gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns). LMOD3. Les auteurs soulignent le caractère non spécifique des « fingerprints » et leur coexistence possible avec des bâtonnets. Cette observation confirme l’apport très bénéfique du NGS dans la lutte contre l’errance diagnostique et démontre l’existence de phénotypes cliniques moins sévères en lien avec des mutations du gène LMOD3.