Maladie de Steinert et metformine : de nouveaux éléments de preuve biologiques
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La dystrophie myotonique de Steinert (ou DM1) est une maladie génétique transmise selon un mode autosomique dominantEn génétique, c’est la caractéristique d’un individu qui n’a besoin que d’un seul exemplaire d’un certain gène (allèle) pour s’exprimer. Cet exemplaire unique peut venir du père ou de la mère., avec une expression phénotypique multisystémique. Les muscles, le cœur, le cristallin, le système nerveux central et les glandes endocrines sont des organes cibles. Le risque de diabète de type 2 notamment est beaucoup plus élevé chez les patients atteints de DM1 que dans la population générale. Des travaux français soutenus par l’AFM-Téléthon avaient précédemment démontré que la metformine, un antidiabétique administré par voie orale, pouvait avoir un effet bénéfique sur la marche et les troubles de l’équilibre observés dans la maladie de Steinert. Cet essai faisait suite aux travaux d’une équipe d’I-Stem, le laboratoire français de recherche et de développement dédié aux cellules souches pluripotentes humaines créé et soutenu par l’AFM-Téléthon, qui avait mis en évidence une correction par la metformine de certains défauts d’épissage dans des cellules souches embryonnaires et dans des myoblastes provenant de personnes atteintes de DM1.
Dans un article publié en avril 2020, des chercheurs espagnols apportent des arguments supplémentaires allant dans ce sens. Leur étude a étudié le métabolismeTransformation des composés chimiques du corps. La synthèse correspond à l’anabolisme et la dégradation au catabolisme. de fibroblastes en cultures et de monocytesCatégorie de globules blancs (les plus gros par la taille). circulants de patients atteints de DM1. Ces cellules présentaient une dysfonction mitochondriale avec entre autres une réduction du métabolisme oxydatif et une augmentation des radicaux libres, ainsi qu’une accélération du vieillissement cellulaire. Autant d’anomalies qui ont disparu suite à l’adjonction de metformine dans le milieu. Ces éléments viennent étayer l’intérêt de cette molécule dans la prise en charge de la DM1.
Des chercheurs américains de l’université de Rochester ont étudié chez la souris transgénique Mbln1 mimant la dystrophie myotonique de Steinert (DM1), les…