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L’inhibition chimique de la SUMOylation active le locus FSHD
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Des chercheurs marseillais en collaboration avec une chercheuse de l’Institut de Myologie* se sont penchés sur le contrôle épigénétique de l’expression de DUX4, la protéineMacromolécule formée de l’enchaînement d’acides aminés, codée par un gène. Chaque protéine assure un rôle précis dans l’organisme. à l’origine d’une toxicité musculaire dans la dystrophie musculaire facio-scapulo-humérale (FSHD) :
- à partir d’observations antérieures faites dans des cellules souches embryonnaires de souris atteintes de FSHD et portant sur un mécanisme de régulation post-transcriptionnelle impliquant une famille de protéines appelées SUMO (pour Small Ubiquitin-like Modifiers) qui réprime l’expression de l’homologue murin de DUX4,
- des expériences similaires ont été conduites dans des cultures de muscle humain atteint de FSHD,
- le blocage de la voie SUMO (dite SUMOylation) a été rendu possible par l’utilisation du subasumstat, un simple composé chimique,
- le tout aboutissant à une reprogrammation du locusPosition d’un gène dans le génome. Le locus d’un gène est désigné par le numéro du chromosome, le bras du chromosome, puis sa place. Par exemple le gène de la maladie de Duchenne est sur le locus Xp21, ce qui veut dire qu’il est sur le locus 21 du bras court (p) du chromosome X. 4q35, au niveau du locus FSHD.
Les auteurs pensent que la voie SUMO pourrait constituer une nouvelle cible thérapeutique dans la FSHD.
* Anne Bigot est chercheuse dans l’équipe Orchestration cellulaire et moléculaire en régénération musculaire, pendant le vieillissement et en pathologies au Centre de Recherche en Myologie de l’Institut.