Soutenez notre projet de Fondation
L’approche protéomique comme alternative à la biopsie musculaire
Partager sur
Des chercheurs européens, dont deux de l’Institut de Myologie, font le point sur les progrès dans les biomarqueurs sériques permettant d’explorer la dystrophie musculaireAtteinte musculaire caractérisée par une fonte et un affaiblissement progressifs de certains groupes de muscles. de Duchenne (DMD) :
- les marqueurs classiques, tels que la créatine phosphokinase, la myoglobine et la lactate déshydrogénase, restent valables mais présentent de sérieuses limitations,
- les biomarqueurs issus des études en spectrométrie de masse apportent désormais des informations importantes et très souvent fiable, notamment en casCas isolé. de nécrose musculaire,
- on distingue les protéines du cytosol, comme une des isoformes de l’anhydrase carbonique (CA3) ou la protéineMacromolécule formée de l’enchaînement d’acides aminés, codée par un gène. Chaque protéine assure un rôle précis dans l’organisme. FABP3, des protéines sarcomériques telles que des dérivés de la chaine légère de myosineVolumineuse protéine constituant les filaments épais du muscle strié et qui se déplace sur les filaments d’actine, grâce à l’hydrolyse de l’ATP, permettant ainsi la contraction musculaire., de la troponine, de la myomésine, ou de la titine.
Ces biomarqueurs, qu’ils soient sériques ou urinaires, sont non seulement utiles pour le diagnostic des patients mais aussi pour leur suivi. Ils pourraient à terme se substituer aux informations apportées par la biopsiePrélèvement d’un petit échantillon d’organe (muscle, peau,…) sous anesthésie locale le plus souvent, destiné à l’examen au microscope. musculaire qui a l’inconvénient majeur d’être une méthode invasive.