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Il n’y a pas que la sarcopénie après 65 ans !
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La sarcopénie se définit comme une perte lentement progressive de masse et de force musculaires diffuse liée à l’âge. Elle est la partie visible d’une authentique maladie neuromusculaire chez près de 35% des personnes âgées de plus de 65 ans présentant une faiblesse musculaire ou des CPKEnzyme contenue dans les cellules musculaires, qui est libérée dans le sang en cas d’atteinte musculaire. élevées. La dystrophie myotonique de type 2 (DM2) et la myosite à inclusions (IBM) semblent être des pathologies neuromusculaires particulièrement fréquentes dans cette population et y sont probablement sous diagnostiquées.
Une équipe allemande, à partir de la description de quatre casCas isolé. emblématiques de sarcopénie, d’IBM, de DM2 et de sclérose latérale amyotrophique (SLA), âgés respectivement de 85, 80, 80 et 65 ans, souligne, dans un article paru fin juin 2021, l’importance de rechercher une maladie neuromusculaire derrière des symptômes musculaires atypiques de sarcopénie.
L’existence d’une asymétrie du déficit et/ou d’un déficit focal doit faire pratiquer un dosage répété des CPK. Une vitesse d’évolution rapide est en faveur d’une SLA. Un surpoids est plus fréquent en cas de DM2, tandis qu’un amaigrissement et une dénutrition se retrouvent volontiers en cas de SLA ou d’IBM.
En présence de CPK élevées itératives, faire un électromyogramme (EMGTracé rendant compte de l’activité électrique produite par la contraction musculaire, enregistré à l’aide d’une aiguille fine implantée dans le muscle. Il permet de savoir si le problème musculaire est dû à une atteinte des muscles ou à une atteinte des nerfs.) peut orienter vers une atteinte neuropathique ou myopathique, une DM2 (myotonieLa myotonie est un défaut de relâchement de la fibre musculaire : après une contraction, le muscle ne revient pas rapidement à son état de repos initial. Ce phénomène donne une sensation de raideur due à une lenteur du relâchement du muscle après sa contraction. Il a tendance à s’améliorer avec la répétition du mouvement. La myotonie n’est en général pas douloureuse (à la différence d’une crampe par exemple), mais peut être gênante pour certains gestes de la vie courante (ouvrir un pot de confiture, visser ou dévisser une ampoule, manipuler certains objets…). Lors d’un examen clinique le médecin peut la provoquer par une percussion de la partie charnue du muscle avec un marteau à réflexe. électrique), une SLA (fasciculations…).
Si l’EMG n’est pas informatif, on doit envisager une biopsiePrélèvement d’un petit échantillon d’organe (muscle, peau,…) sous anesthésie locale le plus souvent, destiné à l’examen au microscope. musculaire qui donnera des éléments en faveur d’une myosite à inclusions, d’une DM2 ou d’une autre pathologie musculaire.
Enfin un diagnostic génétique (notamment à la recherche d’une DM2) doit être envisagé et la prise en charge par un centre spécialisé dans les maladies neuromusculaires est conseillée.