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Des cellules mésenchymateuses conditionnées pour soulager la myasthénie autoimmune
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Les cellules stromales mésenchymateuses (CSM) sont des outils intéressants pour le traitement des maladies auto-immunes et inflammatoires. En effet, ces cellules stromales multipotentes possèdent des propriétés immunomodulatrices innées qui peuvent être considérablement renforcées par la co-culture avec des cellules mononucléaires du sang périphérique (PBMC).
Les chercheurs du Centre de Recherche en Myologie de l’Institut et leurs collègues ont étudié les mécanismes sous-jacents au conditionnement des CSM par les PBMC in vitro« Dans le verre », expériences réalisées en laboratoire en dehors de l’organisme. et leurs avantages dans un modèle animalAnimal atteint d’une maladie, soit spontanée soit induite expérimentalement, permettant l’étude de la maladie ou l’essai des traitements. de myasthénie autoimmune.
Les CSM extraites du tissu adipeux humain laissées au repos (CSMr), conditionnées par les PBMC (CSMc) ou activées par la molécule pro-inflammatoire interféron (IFN)-γ (CSMγ), ont été comparées en termes de profils d’expression génique, de phénotypes et de capacités fonctionnelles.
Les résultats obtenus montrent que :
- le conditionnement à l’aide de PBMC déclenche l’expression d’un panel spécifique de gènes (244 gènes impliqués, en particulier dans le remodelage matriciel et les communications paracrines et autocrines),
- une augmentation des marqueurs de surface CD26, CD54 et CD273 et des molécules intracellulaires IDO1 et PTGS2 est observée dans les CSMc.
Ces résultats soulignent la dépendance au traitement des signatures transcriptomiques et phénotypiques.
Les auteurs ont également mis en évidence que :
- les protéines différentiellement modulées par les PBMC, les CSM ou les CSMc peuvent être répertoriées en 6 catégories,
- le conditionnement a généré des changements phénotypiques de certaines populations de PBMC,
- la prolifération des lymphocytes TType de globules blancs spécialisés dans certaines réactions immunitaires. Il existe plusieurs types de lymphocytes T (lymphocytes T3, T4, T8, lymphocytes suppresseurs…), chacun répondant à des besoins spécifiques. Les lymphocytes T ne secrètent pas d’anticorps. a été inhibée par les CSMc,
- injectées au modèle murin NSG-MG, les CSMc ont apporté un soulagement significatif.
Cette étude intégrative établit des signatures de conditionnement distinctes, suggère des mécanismes moléculaires et souligne le potentiel thérapeutique des CSMc, offrant ainsi un cadre solide pour faire progresser les thérapies cellulaires dans le domaine des maladies auto-immunes.