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Déficit en supervilline : une nouvelle forme de myopathie myofibrillaire
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Dans un article publié en août 2020, un groupe international de chercheurs rapportent quatre observations ayant permis la mise en cause, pour la première fois, de la supervilline dans un type de myopathie myofibrillaire. La supervilline est une protéineMacromolécule formée de l’enchaînement d’acides aminés, codée par un gène. Chaque protéine assure un rôle précis dans l’organisme. du sarcolemme codée par le gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns). SVIL, localisée plus précisément au niveau des costamères et interagissant avec l’actineProtéine abondante dans les cellules eucaryotes dont la forme monomérique ou globulaire (actine G) donne par polymérisation un filament protéique hélicoïdal (actine F), constituant majeur du cytosquelette et qui fait partie de l’appareil contractile du muscle strié. et la myosineVolumineuse protéine constituant les filaments épais du muscle strié et qui se déplace sur les filaments d’actine, grâce à l’hydrolyse de l’ATP, permettant ainsi la contraction musculaire. de type II. Les quatre casCas isolé. rapportés appartenaient à deux familles consanguines non apparentées avec un début des symptômes dans l’enfance ou à l’adolescence. Le tableau clinique était plus rétractile que véritablement déficitaire et le taux de créatine-phospho-kinase était modérément augmenté. L’atteinte cardiaque était inconstante et de faible gravité. Des anticorpsprotéine fabriquée par le système immunitaire (en particulier les lymphocytes B) en réponse à l’introduction d’une molécule étrangère à l’organisme, à laquelle elle se lie étroitement, pour l’inactiver ou la marquer et permettre ainsi son élimination par l’organisme. ont permis d’objectiver le déficit en supervilline sur coupes musculaires et en immunoblot. Les auteurs insistent sur le grand nombre de fibres lobulées et l’importante désorganisation du réseau inter-myofibrillaire. Le gène SVIL devrait être intégré dans les panels de gènes de myopathies myofibrillaires.