Soutenez notre projet de Fondation
SMC lié au gène SCN4A : élargissement du spectre phénotypique
Partager sur
Les mutations du gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns). SCN4A qui code le canal sodium Nav1.4 sont connues pour perturber les échanges ioniques au niveau de ces canaux tapissant la membrane musculaire. Cliniquement, ceci peut se traduire par un syndrome myotonique (myotonieLa myotonie est un défaut de relâchement de la fibre musculaire : après une contraction, le muscle ne revient pas rapidement à son état de repos initial. Ce phénomène donne une sensation de raideur due à une lenteur du relâchement du muscle après sa contraction. Il a tendance à s’améliorer avec la répétition du mouvement. La myotonie n’est en général pas douloureuse (à la différence d’une crampe par exemple), mais peut être gênante pour certains gestes de la vie courante (ouvrir un pot de confiture, visser ou dévisser une ampoule, manipuler certains objets…). Lors d’un examen clinique le médecin peut la provoquer par une percussion de la partie charnue du muscle avec un marteau à réflexe. congénitale ou paramyotonie) ou une paralysie périodique. Il a été exceptionnellement rapporté des casCas isolé. où la symptomatologie évoquait plutôt un syndrome myasthénique congénital.
Deux articles publiés en janvier et mars 2016 permettent d’élargir l’éventail des présentations cliniques du syndrome myasthénique congénital (SMC) en rapport avec des mutations de ce gène. Le premier article rapporte l’observation très originale d’une patiente d’origine libanaise issue d’un mariage consanguin et ayant présenté les premiers symptômes d’un SMC depuis l’enfance. L’interrogatoire a retrouvé une faiblesse musculaire permanente mais fluctuant avec la fatigue associée à des « crises » plus sévères (2 à 3 fois par semaine), conduisant parfois à une paralysie complète s’accompagnant de difficultées respiratoires et de déglutition. L’ecletromyogramme n’a pas mis en évidence de décrément ni de décharges myotoniques. La présence d’une mutationModification soudaine et transmissible du matériel génétique. Elle peut être spontanée ou induite par des agents dits » mutagènes » (radiations, produits toxiques,…). homozygote récessive du gène SCN4A a été confirmée par des études génétiques fonctionnelles. Le patient présentait ainsi des signes cliniques de syndrome myasthénique congénital et de paralysie périodique. La réponse au traitement par les anti-cholinestérasiques oraux n’avait été que partielle.
Dans le deuxième article, un consortium international fait état de 11 patients présentant un tableau de myopathie congénitale, avec un début parfois très précoce (syndrome d’akinésie fœtale) pour certains d’entre eux. Des mutations homozygotes ou composites du gène SCN4A ont également été retrouvées chez eux.
