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Quinze experts américains s’accordent sur les médicaments utiles pour traiter l’atteinte musculaire dans la DMD
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Des accords majeurs sur la corticothérapie et l’eteplirsen
Aux États-Unis, 15 médecins spécialistes de la DMD ont utilisé la méthode Delphi pour s’interroger sur la prise en charge médicamenteuse de la faiblesse musculaire, sur la base d’une revue systématique de la littérature :
- sans surprise, les 15 experts s’accordent sur l’efficacité des corticoïdes pour freiner la progression de l’atteinte musculaire (perte de la marche repoussée de 1 à 3 ans) et retarder les complications de la maladie ;
- si 14 experts pensent la prednisone et le deflazacort (non disponible en France) aussi efficaces, les avis sont moins unanimes concernant leurs effets indésirables respectifs, et le rythme d’administration idéal (quotidien ou le week-end) de la corticothérapie, des débats dont l’argumentaire du protocole national de diagnostic et de soins (PNDS) publié en France fin 2019 s’est fait d’ailleurs l’écho ;
- le consensus est total (15/15) concernant la proposition d’un traitement par eteplirsen (Exondys 51®), un oligonucléotide anti-sensUn oligonucléotide anti-sens est un fragment d’ARN, généralement synthétisé en laboratoire, qui peut se lier spécifiquement à un ARN messager naturel : la séquence nucléotidique (sa formule chimique) de l’oligonucléotide anti-sens est complémentaire de celle de l’ARN messager qu’il cible. Il peut ainsi modifier l’ARN messager (saut ou incorporation d’exon(s) en intervenant à l’étape de sa maturation (l’épissage). non autorisé en Europe, aux patients dont la mutationModification soudaine et transmissible du matériel génétique. Elle peut être spontanée ou induite par des agents dits » mutagènes » (radiations, produits toxiques,…). du gène DMD se prête au saut de l’exonPartie codante de l’ADN au sein d’un gène. 51, au mieux dès le diagnostic de myopathie posé, même si 12 des 15 experts le proposeraient également à un stade plus tardif (patient non ambulant) à condition que subsiste un certain degré d’autonomie ;
- alors même que l’eteplirsen n’a pas encore montré d’effet significatif et durable sur la fonction motrice, 13 experts sur 15 jugent qu’il ralentit la progression de la maladie, 12 qu’il retarde la perte de la marche et freine le déclin de la fonction respiratoire, son effet sur la fonction cardiaque s’avérant beaucoup plus discuté.