Preuve de concept d’une plasmaphérèse filtrant spécifiquement les AAV
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Régulièrement exposée aux virusCe sont les plus petits micro-organismes vivants. Pour vivre et se multiplier, ils parasitent des cellules dont ils détournent à leur profit la machinerie. adéno-associés (AAV« adeno-associated virus » , ou virus adéno-associé est un petit virus à ADN simple brin. Il fait partie de la famille des Parvoviridae et appartient au genre des Dependovirus. La particule virale est constituée d’un brin d’ADN de polarité positive ou négative protégé par une capside. La taille moyenne d’une particule d’AAV et de 18 à 22 nm. Les AAV sont les seuls parvovirus non autonomes. Lorsqu’on emploie « rAAV » , il s’agit du virus AAV recombinant, c’est-à-dire qu’il a été modifié pour devenir un vecteur (et n’est donc plus virulent).), la population humaine peut développer des anticorpsprotéine fabriquée par le système immunitaire (en particulier les lymphocytes B) en réponse à l’introduction d’une molécule étrangère à l’organisme, à laquelle elle se lie étroitement, pour l’inactiver ou la marquer et permettre ainsi son élimination par l’organisme. neutralisants contre ces AAV. La présence de ces anticorps neutralisants, même en faible quantité, est un facteur limitant l’efficacité d’une thérapie géniqueEnsemble d’approches thérapeutiques où une information génétique est transférée aux cellules, tissus ou organes d’un patient, dans le but de pallier un défaut génétique ou de fournir une fonction protectrice ou réparatrice. utilisant les AAV comme vecteurÉlément génétique capable de transporter le gène-médicament dans la cellule cible. Actuellement, les principaux vecteurs utilisés en thérapie génique sont dérivés de virus rendus inoffensifs..
Pour remédier à cela, l’équipe de F. Mingozzi (Généthon, Evry), en collaboration avec des chercheurs de l’Institut de Myologie, a mis au point une technique particulière de plasmaphérèse, qui filtre spécifiquement les anticorps contre les AAV, contrairement à la plasmaphérèse classique qui élimine de manière non ciblée les anticorps présents dans le sang. Cette équipe a apporté la preuve de concept de l’efficacité de cette méthode : elle est parvenue à administrer des vecteurs AAV sans provoquer de réaction immunitaire à des souris au sang dépourvu d’anticorps anti-AAV grâce à ce procédé.
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