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L’IRM musculaire est utile pour différencier et suivre au long cours les neuropathies, qu’elles soient acquises ou héréditaires
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Parmi les étiologies des polyneuropathies de l’enfant ou de l’adulte, on distingue les causes acquises et les causes héréditaires. Le syndrome de Guillain-Barré (GBS) et les polyneuropathies inflammatoires démyélinisantes chroniques (PIDC) sont les plus fréquentes des causes acquises tandis que la maladie de Charcot-Marie-Tooth représente l’archétype des causes génétiques. Cette dernière se caractérise par une grande hétérogénéité clinique et génétique (près d’une centaine de gènes en sont responsables). En pratique clinique, et a fortiori s’il s’agit de casCas isolé. sporadiques donc sans apparentés atteints, il est parfois difficile de faire la part des choses entre les deux étiologies, ce qui n’est pas sans conséquence au niveau des décisions thérapeutiques (les causes inflammatoires étant accessibles à un traitement généralement efficace).
Dans un article publié en février 2021, des chercheurs allemands rapportent leur expérience dans l’utilisation de l’imagerie musculaire volumétrique des membres inférieurs comme méthode discriminante à visée diagnostique. Treize patients atteints de CMT, 27 atteints d’une forme classique de PIDC et 17 atteints d’une autre forme de neuropathie ont passé un examen IRML’imagerie par résonance magnétique ou IRM est une technique d’imagerie médicale qui permet d’obtenir des images en coupe ou en volume d’un organe ou d’une région du corps humain. Pendant l’examen, la personne est allongée, immobile, sur un lit mobile qui coulisse dans un appareil cylindrique constitué d’un aimant très puissant. Cet examen n’est pas douloureux. L’impression d’être enfermé, isolé, le bruit de la machine, la durée de l’examen peuvent cependant être un peu impressionnants. sur une machine comportant un aimant de 1,5 teslas, l’acquisition et l’interprétation des images faisant l’objet d’un traitement semi-automatique. Le volume musculaire s’est avéré bien corrélé avec la force musculaire résiduelle en dorsiflexion du pied et le score fonctionnelPlusieurs examens permettent d’évaluer les capacités motrices des personnes atteintes de maladie neuromusculaire. Pendant l’examen, le soignant demande au malade de réaliser une série d’exercices. Pour chaque exercice, la manière dont la personne réalise le mouvement demandé détermine un score fonctionnel qui donne une mesure chiffrée des capacités motrices de la personne. CMT. Dans les PIDC, les muscles étaient nettement moins atrophiques que dans les cas de CMT. Les auteurs ont également montré que le volume musculaire pouvait varier à un an de distance, soulignant ainsi l’utilité de cette méthode dans le suivi des patients.