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Le développement de l’arimoclomol s’arrête dans la myosite à inclusions
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Avec une prévalence de 1 pour 200 000 en Europe, la myosite à inclusions sporadique est la plus fréquente des myosites idiopathiques après l’âge de 50 ans. Elle se caractérise par une atteinte musculaire souvent asymétrique avec amyotrophiefonte musculaire, diminution du volume d’un muscle. et débute au niveau des quadriceps et/ou des fléchisseurs des doigts. La biopsiePrélèvement d’un petit échantillon d’organe (muscle, peau,…) sous anesthésie locale le plus souvent, destiné à l’examen au microscope. musculaire montre deux phénomènes : une inflammationRéaction non spécifique suscitée par un agent pathogène., et une dégénérescence avec accumulation de différentes protéines (béta-amyloïde, tau phosphorylé …). La physiopathologie de la myosite à inclusions pourrait impliquer une sous-expression des protéines de choc thermique (heat-shock proteins, HSP) lesquelles ont la capacité de détruire les agrégats protéiques, de réparer les protéines dont le repliement est anormal et d’améliorer le fonctionnement des lysosomes.
Une absence d’efficacité, même à forte dose
Développé par le laboratoire danois Orphazyme, l’arimoclomol amplifie la production des protéines de choc thermique. Il avait obtenu des résultats encourageants dans la myosite à inclusions en préclinique mais son efficacité ne s’était pas confirmée lors d’un petit essai cliniqueProtocole thérapeutique réalisé sur des patients pour les essais de nouveaux médicaments en thérapie génique (dans notre contexte). (24 participants) l’ayant évalué à la dose de 300 mg/j. Une dose quotidienne quatre fois supérieure a été testée contre placeboLe placebo est un produit dont la présentation est identique à celle d’un médicament, mais qui ne contient pas de principe actif. Dans un essai clinique, un placebo est utilisé pour mesurer l’action réelle du médicament testé, en comparant les effets du médicament testé contenant le principe actif et ceux du placebo. durant 20 mois chez 150 participants au Royaume-Uni et aux États-Unis, un nouvel essai dont Orphazyme a annoncé l’échec dans un communiqué de presse publié fin mars 2021. Son candidat-médicament n’a atteint ni le critère principal (score fonctionnelPlusieurs examens permettent d’évaluer les capacités motrices des personnes atteintes de maladie neuromusculaire. Pendant l’examen, le soignant demande au malade de réaliser une série d’exercices. Pour chaque exercice, la manière dont la personne réalise le mouvement demandé détermine un score fonctionnel qui donne une mesure chiffrée des capacités motrices de la personne. IBM-FRS), ni les critères secondaires (testing musculaireMéthode d’évaluation manuelle de la force des principaux groupes musculaires. La mesure s’exprime sur une échelle graduée de 0 (pas de force) à 5 (force musculaire maximale).. manuel, 6 minutes de marche, contraction maximum volontaire isométrique du quadriceps…). Il ne sera plus développé dans la myosite à inclusions mais sa route se poursuit dans la sclérose latérale amyotrophique et dans deux pathologies lysosomales : la maladie de Gaucher et celle de Niemann-Pick.
Orphazyme [en ligne] Orphazyme announces topline results from pivotal trial of arimoclomol for Inclusion Body Myositis (IBM) – Communiqué de presse du 29 mars 2021 [consulté le 6 avril 2021.