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L’ataluren jugé globalement efficace dans la DMD, surtout chez les patients avec une bonne capacité à la marche initiale, selon trois méta-analyses
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Une équipe internationale a mené des méta-analyses pour mieux déterminer l’efficacité de l’ataluren dans la DMD. Parmi les 143 articles publiés sur ce sujet, elle s’intéressée aux données recueillies lors des 2 seuls essais randomisés, en double aveugle, contre placebo : un essai de phase IIb et un essai de phase IIIAu cours d’un essai clinique de phase III, un médicament, pour lequel on a déterminé lors d’essais antérieurs l’innocuité et le dosage optimum (essais de phase I et II), est administré à un grand groupe de malades, sur une longue durée, dans le but d’évaluer son efficacité thérapeutique en la comparant à celle d’un traitement de référence ou un placebo. Il permet aussi de mettre en évidence les interactions indésirables et les effets secondaires du traitement à moyen terme. Au terme de cet essai, le médicament peut obtenir une autorisation de mise sur le marché. (ACT DMD), pour lesquels les participants ont reçu soit l’ataluren (40 mg/kg/jour), soit le placeboLe placebo est un produit dont la présentation est identique à celle d’un médicament, mais qui ne contient pas de principe actif. Dans un essai clinique, un placebo est utilisé pour mesurer l’action réelle du médicament testé, en comparant les effets du médicament testé contenant le principe actif et ceux du placebo. pendant un an. Les deux essais ont suivi un design similaire, ce qui a permis aux auteurs de réaliser 3 méta-analyses : l’une sur les données de tous les participants aux deux essais (« groupe » ITT – intent-to-treat) et deux autres sur deux sous-groupes de patients différenciés selon leur capacité à marcher (1) 300 et 400 mètres ou (2) moins de 400 mètres, à l’initiation du traitement.
Les méta-analyses ont mis en évidence après un an de suivi :
- un ralentissement de l’évolution de la maladie avec l’ataluren, y compris dans le groupe ITT regroupant les participants aux 2 essais (ce qui n’avait pas été démontré dans le groupe ITT de l’essai de phase III ACT DMD seul).
- avec une différence significative au test de marche de 6 minutes entre le groupe sous ataluren et celui sous placebo et un bénéfice de 17,2 mètres dans le groupe ITT ;
- un traitement plus efficace chez les patients capables de marcher entre 300 et 400 mètres au début du traitement ;
- un bénéfice statistiquement significatif pour le groupe ITT avec deux des trois tests de fonction chronométrés : le temps pour monter et celui pour descendre quatre marches.
Cette étude confirme l’importance de regrouper dans les futurs essais les patients par sous-groupe en fonction de leur capacité de marche au démarrage du traitement pour contourner les limites de sensibilité du test de marche de 6 minutes