La modulation du pool de cellules satellites musculaires (MuSC) par le GDF5 : un bénéfice thérapeutique potentiel pour la DMD

Des chercheurs du Centre de Recherche en Myologie* de l’Institut ont mis en évidence les bénéfices du traitement par le facteur de croissance et de différenciation 5 (GDF5) dans le modèle murin mdx de la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD).

Leurs travaux montrent que la surexpression de GDF5 dans le muscle améliore significativement son organisation histologique, réduit l’inflammation et stimule les capacités de régénération, avec notamment l’apparition de nouvelles fibres musculaires. Les chercheurs ont également identifié les cellules satellites musculaires (MuSC) comme une cible majeure du GDF5. Celui-ci stimule leur prolifération tout en retardant leur différenciation myogénique et leur fusion, excessives dans DMD, permettant un maintien du réservoir de cellules progénitrices nécessaire à la régénération musculaire.

Fait particulièrement marquant, l’association du GDF5 à une thérapie génique par microdystrophine délivrée par vecteur AAV renforce encore la réponse thérapeutique : elle augmente la proportion de petites fibres exprimant la microdystrophine par rapport à la thérapie génique seule.

Ces résultats identifient ainsi le GDF5 comme un modulateur prometteur de la physiopathologie de la DMD et ouvrent une nouvelle voie pour optimiser les approches de thérapie génique. Ils constituent la première démonstration d’un effet additif entre une intervention basée sur le GDF5 et une thérapie génique par microdystrophine utilisant un vecteur AAV.

* Equipe Maintien de la masse et de la fonction musculaires – optimisation des thérapies géniques basée sur l’AAV (MOOVE) dirigée par France Pietri-Rouxel au Centre de Recherche en Myologie de l’Institut.