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Journée mondiale de la myopathie de Duchenne : cap vers un essai de thérapie génique en France
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Le 7 septembre 2020, c’est la Journée Mondiale de la Myopathie de Duchenne (World Duchenne Awareness Day) ! Après de nombreuses années de recherche, les espoirs de traitements deviennent réalité, en particulier pour cette maladie emblématique du Téléthon, la myopathie de Duchenne, à l’origine du combat des parents et de la création de l’AFM-Téléthon par les pionniers de l’association. Un essai de thérapie géniqueEnsemble d’approches thérapeutiques où une information génétique est transférée aux cellules, tissus ou organes d’un patient, dans le but de pallier un défaut génétique ou de fournir une fonction protectrice ou réparatrice., issu des recherches menées à Généthon, le laboratoire du Téléthon, devrait démarrer en France et plus largement au Royaume-Uni, en Israël et aux Etats-Unis.
Plus fréquente des maladies neuromusculaires de l’enfant, la Myopathie de Duchenne touche l’ensemble des muscles et entraîne la perte de la marche, ainsi que des difficultés respiratoires et des atteintes cardiaques, aboutissant à une espérance considérablement raccourcie. Elle est due à des anomalies dans le gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns). DMD entraînant l’absence d’une protéineMacromolécule formée de l’enchaînement d’acides aminés, codée par un gène. Chaque protéine assure un rôle précis dans l’organisme., la dystrophineProtéine large du sarcolemme. La myopathie de Duchenne (DMD) est une maladie résultant d’une déficience du gène de la dystrophine., indispensable au maintien de la structure de soutien du muscle. Le gène de la dystrophine est l’un des plus longs gènes connus ce qui rend impossible son transport par un vecteurÉlément génétique capable de transporter le gène-médicament dans la cellule cible. Actuellement, les principaux vecteurs utilisés en thérapie génique sont dérivés de virus rendus inoffensifs. de thérapie génique. Les chercheurs ont donc développé la microdystrophine, une version raccourcie mais efficace de ce gène pour la thérapie génique. Ce gène optimisé est transporté par un vecteur dérivé d’un virusCe sont les plus petits micro-organismes vivants. Pour vivre et se multiplier, ils parasitent des cellules dont ils détournent à leur profit la machinerie. AAV« adeno-associated virus » , ou virus adéno-associé est un petit virus à ADN simple brin. Il fait partie de la famille des Parvoviridae et appartient au genre des Dependovirus. La particule virale est constituée d’un brin d’ADN de polarité positive ou négative protégé par une capside. La taille moyenne d’une particule d’AAV et de 18 à 22 nm. Les AAV sont les seuls parvovirus non autonomes. Lorsqu’on emploie « rAAV » , il s’agit du virus AAV recombinant, c’est-à-dire qu’il a été modifié pour devenir un vecteur (et n’est donc plus virulent)., capable de se distribuer dans l’ensemble de la musculature ainsi que dans le cœur. Grâce à cette technique très innovante, ils ont réussi à restaurer la force musculaire, de souris, de rats et de chiens naturellement atteints de la maladie. Suite à cette étape décisive, les équipes de Généthon, en collaboration avec Sarepta, mettent en œuvre un programme clinique de cette thérapie génique pour la myopathie de Duchenne. L’essai cliniqueProtocole thérapeutique réalisé sur des patients pour les essais de nouveaux médicaments en thérapie génique (dans notre contexte). visant à traiter les enfants avant la perte de la marche devrait démarrer d’ici la fin de l’année.
Une étude de pré-inclusion a démarré
Dernière ligne droite avant l’essai, une étude internationale de pré-inclusion (Baseline study) (France, Royaume-Uni, Israël, Etats-Unis) a démarré, notamment à I-Motion, la plateforme d’essais cliniques pédiatriques dédiée aux maladies neuromusculaires. En France, à partir de septembre un second centre sera également ouvert à Strasbourg (Centre de référence des maladies neuromusculaires de Strasbourg (Hôpital Hautepierre – Pr Vincent Laugel) et d’autres ouvertures sont prévues à partir de novembre notamment à Brest, Bordeaux, Lyon et Marseille. L’objectif de l’étude est de suivre l’évolution naturelle de la maladie pour déterminer les critères qui permettront de bien démontrer l’efficacité et la sécurité du traitement. Une centaine de jeunes garçons ambulants, de 5 à 9 ans, seront suivis entre 3 mois et 3 ans. Cette étude permettra d’identifier les enfants qui pourront être inclus dans l’essai de thérapie génique mais aussi de bien préciser les contours des paramètres évalués. Le recrutement est en cours , n’hésitez pas à vous rapprocher de vos centres de référence et du service régional AFM-Téléthon de votre région.
Pour toute information sur cette étude , contactez :
- L’Institut I-Motion (hôpital Trousseau, Paris) : Dr Silvana De Lucia (secrétariat : k.boukouti@institut-myologie.org – Tél : 01 44 73 65 44
- Le Centre de référence des maladies neuromusculaires de Strasbourg (Hôpital Hautepierre) : Pr Vincent Laugel (Tél :03 88 12 84 98).
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