Des études de protéomique pour mieux comprendre les titinopathies

Le consortium français dédié à la recherche dans les pathologies neuromusculaires liées au gène TTN codant la titine fait état de ses travaux en matière de protéomique :

  • le gène TTN et les affections qui lui sont rattachées restent très complexes du fait d’une grande hétérogénéité tant clinique que génétique,
  • l’étude s’est concentrée sur deux phénotypes particuliers et très distincts : les myopathies myofibrillaires et les arthrogryposes,
  • les profils protéomiques de patients français concernés par ces deux sous-types de titinopathie ont été établis à partir de matériel biopsique puis comparés à ceux d’une population-témoin,
  • dans les arthrogryposes, on observe des perturbations dans l’expression des protéines liées à la fibrose ou au complexe actine-myosine,
  • dans les myopathies myofibrillaires, il s’agit plutôt d’anomalies de protéines du cytosquelette.

Ces travaux, bien que très fondamentaux, concourent à améliorer la distinction des différents phénotypes en relation avec des mutations du gène TTN et pourraient servir, à l’avenir, de référence, tant pour l’établissement de l’histoire naturelle de ces myopathies que pour les essais cliniques.