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Projets phares
Rôle des cellules de l’immunité innée dans la myasthénie
MG-Innate – Mieux comprendre le rôle des lymphocytes T γδ dans la myasthénie
Le projet explore le rôle de certaines cellules de l’immunité innée, en particulier les lymphocytes TType de globules blancs spécialisés dans certaines réactions immunitaires. Il existe plusieurs types de lymphocytes T (lymphocytes T3, T4, T8, lymphocytes suppresseurs…), chacun répondant à des besoins spécifiques. Les lymphocytes T ne secrètent pas d’anticorps. gamma delta (T γδ), dans la myasthénie auto‑immune. Ces cellules, encore très peu étudiées dans cette maladie, pourraient contribuer aux dérèglements immunitaires qui perturbent la communication entre le nerf et le muscle et entraînent une faiblesse musculaire.
Enjeu scientifique
La myasthénie est généralement étudiée sous l’angle de l’immunité adaptative, responsable de la production des auto‑anticorpsprotéine fabriquée par le système immunitaire (en particulier les lymphocytes B) en réponse à l’introduction d’une molécule étrangère à l’organisme, à laquelle elle se lie étroitement, pour l’inactiver ou la marquer et permettre ainsi son élimination par l’organisme. qui bloquent la jonction neuromusculaire. Mais l’immunité innée, première ligne de défense de l’organisme, pourrait jouer un rôle essentiel dans l’installation du dérèglement immunitaire, notamment au niveau du thymus. Comprendre comment les lymphocytesC’est une catégorie de globules blancs. Ces petites cellules au noyau arrondi et volumineux sont impliquées dans les aspects spécifiques des réactions immunitaires. Il existe deux catégories de lymphocytes les lymphocytes B (qui secrètent les anticorps) et les lymphocytes T. T γδ participent à ces mécanismes pourrait éclairer non seulement la myasthénie, mais aussi d’autres maladies auto‑immunes où les interactions entre immunité innée et adaptative restent mal comprises.
Problématiques clés à décrypter
Les travaux visent à déterminer :
- comment les lymphocytes T γδ sont altérés dans la myasthénie ;
- quelles particularités ils présentent selon les formes de la maladie ;
- comment ils interagissent avec les autres cellules du thymus et du système immunitaire ;
- s’ils contribuent aux dérèglements qui aboutissent à l’attaque du muscle.
L’objectif est d’identifier des mécanismes immunitaires encore inexplorés et susceptibles de devenir de nouvelles cibles thérapeutiques.
Approche scientifique et méthodologique
Les chercheurs analyseront :
- des échantillons de patients (sang, thymus, muscle) issus d’une collection unique constituée par l’équipe ;
- les caractéristiques des lymphocytes T γδ dans différentes formes de myasthénie ;
- les liens entre anomalies thymiques (inflammationRéaction non spécifique suscitée par un agent pathogène., thymome) et atteinte musculaire ;
- des modèles expérimentaux permettant d’étudier le rôle de ces cellules dans les dérèglements immunitaires.
Ce travail repose sur une collaboration étroite entre chercheurs, ingénieurs, cliniciens et spécialistes de l’immunologie et de la myologie.
Les maladies auto-immunes présentent de nombreux mécanismes communs. Ce que nous découvrons dans la myasthénie peut donc avoir un intérêt plus large pour la compréhension d’autres pathologies auto-immunes. Ce travail permet aussi d’éclairer des mécanismes situés en amont de l’atteinte musculaire, en complément des recherches portant sur les conséquences de la maladie au niveau du muscle.
Rozen Le Panse, Directrice d’une équipe de recherche au Centre de Recherche en Myologie
Impacts attendus sur la recherche et la clinique
Une meilleure compréhension du rôle des lymphocytes T γδ pourrait :
- expliquer pourquoi certains patients répondent moins bien aux traitements actuels ;
- ouvrir la voie à des thérapies plus ciblées, agissant sur des mécanismes immunitaires précis ;
- permettre le repositionnement de médicaments déjà utilisés dans d’autres maladies auto‑immunes ;
- contribuer à une prise en charge plus personnalisée, fondée sur les profils immunitaires des patients.
Les connaissances produites pourraient également éclairer d’autres pathologies auto‑immunes où les interactions entre immunité innée et adaptative jouent un rôle clé.