Surmonter les limites de la thérapie génique dans la SLA

GIANT – Rendre la thérapie génique plus précise, plus sûre et plus durable dans la SLA

Piera Smeriglio, PhD

 

Enjeu scientifique

La SLA détruit rapidement les motoneurones et ne dispose aujourd’hui d’aucun traitement curatif. La thérapie génique offre une voie prometteuse, mais son application chez l’adulte reste difficile : atteindre le système nerveux nécessite des doses élevées, sources de toxicité et de réponses immunitaires, et les tissus peuvent atténuer l’effet du traitement au fil du temps. Comprendre et lever ces verrous est essentiel pour rendre ces thérapies réellement utilisables.

Problématiques clés à décrypter

L’équipe veut identifier les mécanismes qui limitent l’efficacité de la thérapie génique : difficultés d’accès aux cellules cibles, réactions immunitaires, réponses épigénétiques qui « éteignent » le traitement, et complexité de la maladie elle‑même. L’objectif est de concevoir des stratégies capables d’agir sur plusieurs fronts pour obtenir un bénéfice durable.

 Approche scientifique et méthodologique

Les chercheurs développeront des vecteurs plus précis, capables d’atteindre les cellules malades avec des doses plus faibles. Ils analyseront ensuite la manière dont les tissus réagissent au traitement, en particulier les mécanismes épigénétiques et immunitaires qui peuvent réduire son effet. Enfin, ils testeront des approches combinées pour agir simultanément sur plusieurs dimensions de la maladie et prolonger l’efficacité thérapeutique.

Les obstacles que nous cherchons à lever : la dose, la tolérance et la perte d’efficacité, concernent de nombreuses maladies similaires. En les surmontant, nous ouvrons la voie à des traitements plus fiables, capables d’agir sur plusieurs mécanismes de la maladie et d’améliorer durablement la vie des patients..

Piera Smerigio †, Chercheuse au Centre de Recherche en Myologie de l’Institut

Impacts attendus sur la recherche et la clinique

GIANT pourrait rendre la thérapie génique plus sûre et plus efficace chez l’adulte, en réduisant les doses nécessaires et en stabilisant l’effet du traitement dans le temps. Cette approche pourrait ralentir durablement l’évolution de la SLA et améliorer la qualité de vie des patients. Les solutions développées pourraient aussi bénéficier à d’autres maladies neuromusculaires confrontées aux mêmes obstacles.

Suite au récent décès de Piera Smeriglio, le projet est poursuivi par son équipe et un nouveau leader scientifique sera prochainement annoncé