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Projets phares
Développer de nouvelles thérapies géniques pour la maladie de Steinert
GT4DM — Développer des thérapies géniques ciblant directement la cause de la dystrophie myotonique de type 1
GT4DM développe plusieurs stratégies de thérapie géniqueEnsemble d’approches thérapeutiques où une information génétique est transférée aux cellules, tissus ou organes d’un patient, dans le but de pallier un défaut génétique ou de fournir une fonction protectrice ou réparatrice. destinées à agir directement sur le mécanisme responsable de la dystrophie myotonique de type 1, en ciblant l’ARNmacromolécule constituée d’une seule chaîne de nucléotides (simple brin) résultant de la transcription (copie) de l’ADN. muté produit par le gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns). DMPK.
Enjeu scientifique
La dystrophie myotonique de type 1 (DM1 ou maladie de Steinert) est une maladie génétique multisystémique, très variable d’un patient à l’autre, et aucun traitement ne corrige aujourd’hui sa cause. L’ARN toxique qui s’accumule dans les cellules perturbe de nombreux processus biologiques, entraînant des atteintes musculaires, cardiaques, respiratoires ou cognitives. Agir sur ce mécanisme central constitue l’une des voies les plus prometteuses pour ralentir ou stabiliser la maladie.
Problématiques clés à décrypter
L’équipe veut déterminer comment neutraliser l’ARN muté ou ses effets, et quelles stratégies permettent d’obtenir une correction durable dans les tissus atteints. L’objectif est d’identifier les approches les plus efficaces pour empêcher sa production, favoriser son élimination ou restaurer les fonctions cellulaires perturbées.
Approche scientifique et méthodologique
Trois stratégies complémentaires sont développées :
- bloquer la production de l’ARN muté, grâce à des outils inspirés de CRISPR ou à des protéines synthétiques capables de cibler précisément le gène DMPK ;
- dégrader l’ARN toxique, via un ARN thérapeutique conçu pour le reconnaître et l’éliminer avant qu’il ne s’accumule ;
- libérer la protéineMacromolécule formée de l’enchaînement d’acides aminés, codée par un gène. Chaque protéine assure un rôle précis dans l’organisme. MBNL, piégée par l’ARN muté, grâce à une approche de « leurre » qui empêche cette séquestration.
Ces traitements sont délivrés par des vecteurs viraux modifiés, puis évalués dans des modèles cellulaires et animaux pour tester leur efficacité et leur sécurité.
Ces approches sont encore au stade préclinique, mais certaines disposent déjà de preuves de concept solides dans des modèles cellulaires ou animaux de la maladie. L’une d’elles est plus avancée et fait l’objet d’un développement préclinique en collaboration avec Généthon, avec l’objectif de préparer les étapes réglementaires nécessaires avant un éventuel passage chez l’homme. Au-delà de la dystrophie myotonique de type 1, ces travaux pourraient aussi contribuer à mieux comprendre et traiter d’autres maladies génétiques liées à des expansions anormales de séquences répétées dans l’ADNmacromolécule complexe, l’ADN est le support de l’hérédité (gènes). C’est le constituant des chromosomes. L’ADN est organisé en double hélice (deux brins complémentaires) et constitué de nucléotides de quatre types : adénine, guanine, cytosine et thymine..
Arnaud Klein, Chercheur au Centre de Recherche en Myologie
Impacts attendus sur la recherche et la clinique
GT4DM pourrait ouvrir la voie à des traitements capables de ralentir ou stabiliser l’évolution de la DM1 en agissant directement sur sa cause. Les connaissances produites pourraient également bénéficier à d’autres maladies génétiques liées à des expansions de séquences répétées. L’une des approches est déjà engagée dans un développement préclinique avancé en collaboration avec Généthon.