Quels niveaux de CPK sont-ils vraiment pathologiques ?

Des chercheurs anglais et canadiens ont essayé d’établir des normes de non-pathogénicité pour les taux de créatinine-phospho-kinase (CPK) mesurés en routine clinique :

  • les dossiers cliniques et biologiques de toutes les personnes adressées à un centre de référence neuromusculaire entre 2018 et 2022 ont été rétrospectivement analysés,
  • parmi les 488 dossiers, 276 concernaient des myopathies inflammatoires, 89 une myopathie non-inflammatoire et 123 une autre étiologie non nécessairement neuromusculaire,
  • les chiffres de sensibilité, de spécificité et de valeur prédictive obtenus par le laboratoire ont été comparés à ceux édictées par la Fédération Européenne des Sociétés de Neurologie,

Selon les auteurs, le seuil de 1 000 UI/l de CPK constituerait un chiffre acceptable et valide pour fortement suspecter une pathologie musculaire primitive, inflammatoire ou non-inflammatoire.