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Des résultats du cemdisiran dans la myasthénie sont parus
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Dans 13 pays dont la France, l’essai de phase IIIAu cours d’un essai clinique de phase III, un médicament, pour lequel on a déterminé lors d’essais antérieurs l’innocuité et le dosage optimum (essais de phase I et II), est administré à un grand groupe de malades, sur une longue durée, dans le but d’évaluer son efficacité thérapeutique en la comparant à celle d’un traitement de référence ou un placebo. Il permet aussi de mettre en évidence les interactions indésirables et les effets secondaires du traitement à moyen terme. Au terme de cet essai, le médicament peut obtenir une autorisation de mise sur le marché. Nimble a évalué le cemdisiran, un petit ARN-interférent (siRNA) dirigé contre la fraction 5 du complément administré en sous-cutané, dans la myasthénie généralisée avec anti-RACh et/ou anti-LRP4 :
- 263 adultes ont reçu pendant 24 semaines le cemdisiran seul (600 mg/ 12 semaines), le cemdisiran (200 mg/4 semaines) associé au pozelimab qui est un anticorpsprotéine fabriquée par le système immunitaire (en particulier les lymphocytes B) en réponse à l’introduction d’une molécule étrangère à l’organisme, à laquelle elle se lie étroitement, pour l’inactiver ou la marquer et permettre ainsi son élimination par l’organisme. monoclonal anti-C5, le pozelimab seul (200 mg/4 semaines) ou un placeboLe placebo est un produit dont la présentation est identique à celle d’un médicament, mais qui ne contient pas de principe actif. Dans un essai clinique, un placebo est utilisé pour mesurer l’action réelle du médicament testé, en comparant les effets du médicament testé contenant le principe actif et ceux du placebo.,
- l’amélioration du score MG-ADL (critère principale d’efficacité) s’est avéré significativement supérieure pour le cemdisiran seul,
- l’association des deux anti-C5, à doses moindres, n’a apporté aucun bénéfice supplémentaire par rapport à la monothérapie par cemdisiran,
- les auteurs font également état de bénéfices plus marqués sur le score QMG, la survenue de crises myasthéniques et la fréquence des hospitalisations avec le cemdisiran,
- 69% des patients du groupe cemdisiran ont déclaré au moins un effet indésirable, un taux inférieur à celui des groupes pozelimab (82%), cemdisiran-pozelimab (81%) et placebo (77%), le plus fréquent étant l’infection des voies respiratoires supérieures,
- aucune infection grave (méningocoque notamment) n’est survenue dans le groupe cemdisiran.
Voir aussi « Lu pour vous 2026 n°9 »