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Les patients atteints de myosites préfèrent les Ig en sous-cutané à la maison aux perfusions intraveineuses à l’hôpital
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« J’ai récupéré le contrôle de ma vie ». Ce verbatim résume le point de vue très consensuel d’un groupe de sept patients atteints de polymyosite (n=6) ou de dermatomyosite sur l’administration à domicile d’immunoglobulinesProtéines qui ont une activité anticorps elles jouent un rôle essentiel dans la défense de l’organisme contre les agressions. (Ig) polyvalentes par voie sous-cutanée, à l’aide d’une pompe à perfusion ou d’un pousse-seringue. Âgés de 31 à 83 ans, et suivis par le service Médecine interne et immunologie clinique de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), ces patients ont participé à une étude qualitative qui a combiné une analyse du contenu d’entretiens et une analyse assistée par ordinateur de leurs discours.
Publiés en février 2020, les résultats de ce travail de recherche montrent que :
- les sept patients préfèrent l’administration des Ig par voie sous-cutanée (SC) à domicile plutôt que par voie intraveineuse (IV) à l’hôpital ;
- la voie SC accroit le sentiment d’autonomie et de contrôle ; six patients s’auto-administrent leur traitement par Ig et peuvent ainsi choisir le moment de l’injection, un seul fait appel à une infirmière ;
- la plupart des participants juge la voie SC efficace et bien tolérée, un résultat qui conforte celui d’un essai cliniqueProtocole thérapeutique réalisé sur des patients pour les essais de nouveaux médicaments en thérapie génique (dans notre contexte). mené en France ;
- tous considèrent cette modalité de traitement comme plus facile, moins dérangeante pour les activités au quotidien et moins chronophage ; ces atouts contrebalancent la nécessité d’injections plus fréquentes pour la voie SC (souvent 2 à 3 fois par semaine) que IV (1 fois par mois) ;
- le symptôme de myosite prédominant diffère selon les patients : fatigue pour les uns, douleurs pour les autres.