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L’exercice dans les MNM : vers une révision des dogmes
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Dans un numéro de la revue Acta Myologica sorti en décembre 2019 et consacré à ce thème, deux équipes italiennes, une danoise et une néerlandaise ont compilé toutes les nouvelles connaissances du domaine tant pour les myopathies que pour les neuropathies et les maladies du motoneuroneCellule nerveuse transmettant les ordres de la motricité entre la moelle épinière et les muscles qui vont effectuer le mouvement commandé. Ces cellules sont situées dans la partie avant (corne antérieure) de la moelle épinière. Le motoneurone est constitué d’un corps cellulaire, qui contient le noyau, et d’un prolongement ou axone qui va se connecter au motoneurone suivant ou à un muscle par l’intermédiaire de la plaque motrice (synapse).. Elles ont émis plusieurs recommandations sur le sujet. Il y a tout d’abord consensus pour revisiter l’impact de telles interventions à l’aune des avancées obtenues dans la physiopathologie de chacune des maladies neuromusculaires, et ce jusqu’au niveau moléculaire. L’exercice s’apparente à une vraie thérapie personnalisée dans ces multiples modalités comme dans ses prescriptions, et il est, à quelques très rares exceptions près, sans danger. L’exemple de la myopathie facio-scapulo-humérale, repris par plusieurs des auteurs, est de ce point de vue très instructif. L’exercice pourrait ainsi être bénéfique tant au niveau de l’inflammationRéaction non spécifique suscitée par un agent pathogène. que des facteurs épigénétiques.