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Une nouvelle étude plaide en faveur d’une dose d’enzymothérapie 4 fois supérieure dans la forme infantile de la maladie de Pompe
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Ces dernières années, plusieurs équipes ont publié les résultats positifs d’un traitement à des doses supérieures chez l’enfant. Une étude néerlandaise, aux résultats parus en juin 2020, conforte cette option thérapeutique. Elle émane du Centre des maladies lysosomales et métaboliques de Rotterdam, l’unique site néerlandais de traitement des patients atteints de maladie de Pompe. Son équipe a mené une étude prospective auprès de tous les enfants néerlandais atteints d’une forme infantile classique de la maladie et traités par Myozyme® (n =18). Six de ces enfants ont débuté leur traitement à la dose de 20 mk/kg/2 semaines, les 12 autres à la dose de 40 mg/kg/semaine.
Des bénéfices respiratoires, moteurs et en termes de survie
L’analyse des données acquises entre 2003 et fin 2016 montre une tendance à de meilleurs résultats pour les enfants traités dès le début à un dose de 40 mg/kg par semaine, avec :
- un taux de survie de 92%, versus 66% pour les enfants dont le traitement a commencé à 20 mg/kg/2 semaines,
- une survie sans ventilateur de 92%, vs 50%,
- une évolution motrice plus favorable puisque 92% des enfants du groupe 40 mg ont acquis la marche (vs 67%) et que 83% (vs 17%) étaient encore en capacité de marcher à la fin de l’étude soit à l’âge moyen de 4,4 ans.
Dans le groupe 40 mg, les 3 enfants cross-reactive immunological material (CRIM) négatifs (ce qui correspond à l’absence d’activité résiduelle de l’enzymeProtéine capable d’activer une réaction biochimique précise. GAA native) étaient vivants et capables de marcher à la fin de l’étude, qu’ils aient reçu (n=2) ou non une immuno-modulation (rituximab. méthotrexate, immunoglobulinesProtéines qui ont une activité anticorps elles jouent un rôle essentiel dans la défense de l’organisme contre les agressions. IV). En revanche, les 2 enfants CRIM- du groupe 20 mg étaient décédés. Dernier résultat, l’immunomodulation n’a pas empêché la formation d’anticorpsprotéine fabriquée par le système immunitaire (en particulier les lymphocytes B) en réponse à l’introduction d’une molécule étrangère à l’organisme, à laquelle elle se lie étroitement, pour l’inactiver ou la marquer et permettre ainsi son élimination par l’organisme. anti-GAA recombinante dans cette étude.