Soutenez notre projet de Fondation
La myosite à inclusions s’accompagnerait souvent d’une neuropathie
Partager sur
Des publications avaient déjà évoqué, sur des arguments histologiques et neurophysiologiques, la possibilité d’une neuropathie associée dans un nombre non négligeable de casCas isolé.. Néanmoins, la nature non spécifique des anomalies observées et l’âge souvent avancé des patients atteints de myosite à inclusions, avec de fréquentes comorbidités, compliquent l’interprétation de ces données.
Une confirmation et des précisions
Une équipe australienne a mené une nouvelle étude comportant notamment, et pour la première fois, une évaluation de l’excitabilité des axones moteurs et sensitifs. Elle a rassemblé 20 patients atteints de myosite à inclusions, âgé en moyenne de 70,8 ans. Ils ont bénéficié d’une évaluation clinique, musculaire (sIBM weakness composite index (IWCI), force du quadriceps…) et neurologique (score clinique modifié de neuropathie…) et d’une exploration neurophysiologique. Leurs résultats, comparés à ceux de sujets contrôles, corroborent l’existence d’une fréquente neuropathie concomitante à l’atteinte musculaire :
- si la plupart des participants atteints de myosite à inclusions avaient peu de signes sensoriels ou dysautonomique, 35% présentaient des anomalies de la conduction nerveuse et 50% des anomalies des seuils de sensibilité thermique, déjà décrits par d’autres études ;
- les patients présentaient des différences, versus les sujets contrôles, en termes d’excitabilité axonale avec un allongement significatif des latences motrice (6.7 ms versus 6.3 ms) et sensitive (3.8 ms vs 3.3 ms);
- il n’existait pas de corrélation entre les résultats neurophysiologiques et la gravité de l’atteinte musculaire.