Les premières mutations du gène TNNT1 décrites en France
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Les myopathies congénitales constituent un groupe très hétérogène de maladies neuromusculaires tant au niveau clinique que génétique. Elles sont en rapport avec la présence de lésions intrinsèques ou d’accumulation d’inclusions à l’intérieur de la fibre musculaireCellules allongée dont la longueur peut atteindre plusieurs centimètres, spécialisée dans la contraction.. Elles sont classiquement décrites comme responsables d’une hypotonie globale, peu ou pas sélective, et presque jamais évolutive. Les myopathies à némaline (aussi appelées à bâtonnets) font partie des plus fréquentes d’entre elles et ont été les mieux étudiées à ce jour. Près d’une dizaine de gènes en sont la cause directe, dont le gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns). TNNT1 qui code l’isoforme musculaire de la troponine T1 et intervient donc dans le bon fonctionnement de l’appareil contractile. Les premières mutations du gène TNNT1 ont été rapportées en 2000 dans la communauté Amish aux Etats-Unis.
Le séquençage à haut débit (NGS pour next-generation sequencing) se prête très bien à l’exploration simultanée de tous ces gènes comme l’illustre un article de cliniciens et biologistes français publié en septembre 2020. Ceux-ci rapportent les trois premiers casCas isolé. de mutations récessives du gène TNNT1 chez des patients français d’âge pédiatrique. Le tableau clinique a été jugé comme grave dès la naissance avec, dans chaque cas, un décès prématuré dans les premiers mois ou années de vie, soit de manière brutale, soit à la suite de complications respiratoires. En cela, le tableau était comparable à celui rapporté dans la littérature. Les mutations identifiées dans le gène TTNT1 en NGS ont été confirmés sur les échantillons de tissu musculaire, notamment en Western-blot.
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