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Le gène TOR1AIP1, codant la protéine de l’enveloppe nucléaire LAP1, est impliqué dans une forme de SMC
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On distingue les différentes formes de syndromes myasthéniques congénitaux (SMC) en fonction de la localisation de la protéineMacromolécule formée de l’enchaînement d’acides aminés, codée par un gène. Chaque protéine assure un rôle précis dans l’organisme. perturbée au niveau de la jonction neuromusculaire. On a ainsi les SMC pré-synaptiques, les SMC synaptiques et les SMC post-synaptiques. Viennent également s’ajouter les SMC liés à un déficit en glycosylation des protéines qui peuvent être des protéines de la jonction neuromusculaire comme le récepteur de l’acétylcholineNeurotransmetteur des synapses motrices qui, dans le cas de la jonction neuro-musculaire, se lie à un récepteur de type nicotinique permettant ainsi la contraction musculaire..
Une nouvelle forme de SMC, de transmission autosomique récessive, vient d’être identifiée chez deux frères : ils présentent une anomalie dans le gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns). TOR1AIP1 qui code une protéine de l’enveloppe nucléaire appelée LAP1 (pour lamin-associated protein 1). A la biopsiePrélèvement d’un petit échantillon d’organe (muscle, peau,…) sous anesthésie locale le plus souvent, destiné à l’examen au microscope. musculaire, la protéine LAP1 était absente des noyaux. Le nombre de noyaux de la fibre musculaireCellules allongée dont la longueur peut atteindre plusieurs centimètres, spécialisée dans la contraction. était augmenté en regard de la plaque motrice.
La mise au point d’une souris n’exprimant pas LAP1 a permis de mettre en évidence :
- des défauts de la neurotransmission jamais décrits dans les autres myopathies liées à une protéine de l’enveloppe nucléaire (aussi appelée envelopathies nucléaires) et qui suggèrent que LAP1 joue spécifiquement un rôle sur la jonction neuromusculaire,
- des jonctions neuromusculaires fragmentées et élargies,
- une quantité normale de récepteur de l’acétylcholine à la membrane post-synaptiqueMembrane musculaire qui reçoit l’influx nerveux ayant traversé la synapse., qui pourrait s’expliquer par une surexpression de la sous-unité fœtale γ,
- une faiblesse musculaire qui s’aggrave à l’effort.
Un traitement par un anti-cholinestérasique, la pyridostigmine, a permis d’améliorer les symptômes des deux frères, conduisant les auteurs à recommander un traitement par anti-cholinestérasique chez les patients présentant des mutations dans le gène TOR1AIP1.