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Les dysferlinopathies à révélation tardive (au-delà de l’âge de trente ans) présentent des particularités phénotypiques
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Les dysferlinopathies recouvrent plusieurs entités cliniques ayant comme substratum commun un déficit en dysferline, une protéineMacromolécule formée de l’enchaînement d’acides aminés, codée par un gène. Chaque protéine assure un rôle précis dans l’organisme. impliquée dans les mécanismes de réparation de la membrane de la fibre musculaireCellules allongée dont la longueur peut atteindre plusieurs centimètres, spécialisée dans la contraction.. Réduit initialement à une myopathie distale de type Miyoshi, l’éventail phénotypique s’est rapidement étendu à des formes proximales pures (de type dystrophie musculaireAtteinte musculaire caractérisée par une fonte et un affaiblissement progressifs de certains groupes de muscles. des ceintures ou LGMD) et surtout à des formes mixtes proximo-distales. Transmises selon un mode autosomique récessif, les dysferlinopathies font actuellement l’objet d’une étude d’histoire naturelleCe que les médecins appellent l’histoire naturelle d’une maladie est la description des différentes manifestations d’une maladie et de leur évolution au cours du temps en l’absence de tout traitement (médicaments, kinésithérapie, chirurgie…). appelée JAIN COS en vue d’essais thérapeutiques.
Dans un article publié en mars 2021, des cliniciens de l’Institut de Myologie de Paris ont colligé les données cliniques et biologiques de patients atteints d’une dysferlinopathie à révélation tardive ayant participé au protocole international d’histoire naturelle, le critère de début des symptômes étant fixé à 30 ans. Quarante-huit patients répondaient aux critères de sélection, l’âge médian au premier symptôme étant de 37 ans et le phénotype majoritaire celui d’une LGMD. Comparativement au groupe à révélation plus précoce de la maladie, les auteurs notent une fréquence plus élevée de phénotypes atypiques, un taux moyen de CPKEnzyme contenue dans les cellules musculaires, qui est libérée dans le sang en cas d’atteinte musculaire. plus bas, une moindre évolutivité (la perte de la marche survenant plus tardivement après le début des symptômes), et des atypies plus fréquentes sur la biopsiePrélèvement d’un petit échantillon d’organe (muscle, peau,…) sous anesthésie locale le plus souvent, destiné à l’examen au microscope. musculaire.