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Utiliser la thérapie génique pour traiter la CMT 1A par l’interférence par ARN
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La maladie de Charcot-Marie-Tooth de type 1A (CMT1A) est une neuropathie héréditaire sensitivomotrice liée à la duplication du gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns). PMP22. La production excessive de PMP22 par les cellules de SchwannCellules productrices de myéline dans le système nerveux. désorganise la gaine de myélineLamelles lipoprotéiques concentriques au cylindraxe, formées à partir de la membrane plasmique de la cellule de Schawnn par allongement et enroulement du mesaxone. La gaine de myéline borde ainsi le cylindraxe et augmente la vitesse de propagation des potentiels d’action. et perturbe le fonctionnement du nerf périphériqueLes nerfs périphériques relient les organes du corps (dont les muscles) au système nerveux central (moelle épinière, cerveau…). C’est par eux que l’information nerveuse circule. Ces nerfs peuvent être moteurs (transmettant aux muscles l’ordre de se contracter), sensitifs (transmettant les sensations – toucher, chaleur, position du corps… – jusqu’au système nerveux central) ou mixtes..
L’interférence par ARNmacromolécule constituée d’une seule chaîne de nucléotides (simple brin) résultant de la transcription (copie) de l’ADN. fait partie des pistes thérapeutiques en développement dans la CMT 1A pour diminuer l’expression de PMP22 dans les cellules de Schwann. Deux équipes françaises développent des approches différentes : l’une associe un ARN interférent à des nanoparticules de squalène, l’autre apporte l’ARN interférent par thérapie géniqueEnsemble d’approches thérapeutiques où une information génétique est transférée aux cellules, tissus ou organes d’un patient, dans le but de pallier un défaut génétique ou de fournir une fonction protectrice ou réparatrice..
Des chercheurs de l’Université de Montpellier en collaboration avec l’I-Stem ont intégré un shARN dans un vecteurÉlément génétique capable de transporter le gène-médicament dans la cellule cible. Actuellement, les principaux vecteurs utilisés en thérapie génique sont dérivés de virus rendus inoffensifs. de thérapie génique de type AAV« adeno-associated virus » , ou virus adéno-associé est un petit virus à ADN simple brin. Il fait partie de la famille des Parvoviridae et appartient au genre des Dependovirus. La particule virale est constituée d’un brin d’ADN de polarité positive ou négative protégé par une capside. La taille moyenne d’une particule d’AAV et de 18 à 22 nm. Les AAV sont les seuls parvovirus non autonomes. Lorsqu’on emploie « rAAV » , il s’agit du virus AAV recombinant, c’est-à-dire qu’il a été modifié pour devenir un vecteur (et n’est donc plus virulent).. Leurs résultats, publiés en avril 2021 montrent que :
- après une injection du produit de thérapie génique dans le nerf sciatique de différents modèles animaux, de nombreuses cellules de Schwann expriment le transgène ;
- une injection unique à des rats atteints de CMT 1A permet d’améliorer leurs paramètres cliniques (force musculaire, agilité, endurance), électrophysiologiques (vitesse de conduction nerveuseVitesse à laquelle le nerf transmet l’influx nerveux. Elle s’exprime en mètres par secondes. Une vitesse de conduction nerveuse motrice normale est d’environ 40 à 45 m/s.) et histologiques (anomalies de la gaine de myéline).