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Une nouvelle mutation dans un des composants du complexe IV de la chaine respiratoire responsable du syndrome MELAS
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Le syndrome MELAS fait partie des maladies mitochondriales décrites principalement chez l’adulte. Comme son acronyme l’indique, il associe une myopathie (M), une encéphalopathiePathologies du cerveau, d’origine diverse (métabolique, dégénérative, génétique, …) (E), une acidose lactique (LA) et des pseudo-accidents vasculaires cérébraux (S). À ce tableau complexe et protéiforme peuvent s’ajouter des complications cardiaques de types variés (anomalies de la contractilitéCapacité de se contracter avec force en présence d’une stimulation appropriée. myocardique, troubles de la conduction…). Le syndrome MELAS est transmis selon une héréditéTransmission des caractères génétiques d’une génération à une autre. maternelle et est dû dans l’immense majorité des casCas isolé. à une anomalie ponctuelle de l’ADNmacromolécule complexe, l’ADN est le support de l’hérédité (gènes). C’est le constituant des chromosomes. L’ADN est organisé en double hélice (deux brins complémentaires) et constitué de nucléotides de quatre types : adénine, guanine, cytosine et thymine. mitochondrial (la mutationModification soudaine et transmissible du matériel génétique. Elle peut être spontanée ou induite par des agents dits » mutagènes » (radiations, produits toxiques,…). 3243A>G) codant un ARNmacromolécule constituée d’une seule chaîne de nucléotides (simple brin) résultant de la transcription (copie) de l’ADN. de transfert. Il s’agit la plupart du temps de cas sporadiques.
Dans un article publié en mai 2021, des cliniciens chinois associés à des généticiens allemands rapportent l’observation d’une jeune patiente âgée de douze ans remplissant tous les critères diagnostiques en faveur d’un syndrome MELAS mais dont le génotype s’est avéré inédit. Le séquençage de son ADN mitochondrial a en effet révélé la présence d’un variant pathogèneSusceptible d’induire une maladie. dans le gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns). MT-CO3 codant un des sous-éléments du complexe IV de la chaine respiratoire. Les mutations des gènes codant des protéines du complexe sont exceptionnelles. Dans le cas présent, des études fonctionnelles complémentaires, notamment à partir de l’étude de cybrides, ont été nécessaires pour confirmer la pathogénicité du variant.