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L’analyse d’images numériques à haut débit révèle des modes distincts d’expression de la dystrophine chez les patients atteints de dystrophinopathie
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La myopathie de Duchenne (DMD) est la maladie neuromusculaire la plus fréquente chez le garçon tandis que la myopathie de Becker (BMD) une variante allélique moins grave et moins évolutive, est beaucoup plus rare. Toutes deux sont des maladies récessives liées au chromosomeForme que prend l’ADN pendant la division cellulaire (aspect de fins bâtonnets). Il est composé de 2 bras, un bras long et un bras court. Par convention, le bras long s’appelle q, et le bras court s’appelle p. Chez l’être humain, il y a 23 paires de chromosomes (soit 46 chromosomes). Vingt-deux paires sont constituées de 2 chromosomes identiques, appelés autosomes. La vingt-troisième paire est constituée des chromosomes sexuels, XX chez la femme et XY chez l’homme. X avec dans un casCas isolé. une absence complète de dystrophineProtéine large du sarcolemme. La myopathie de Duchenne (DMD) est une maladie résultant d’une déficience du gène de la dystrophine. (DMD) et dans l’autre un déficit partiel de celle-ci (BMD). Toutes deux sont liées à des anomalies du gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns). DMD qui code la dystrophine, une protéineMacromolécule formée de l’enchaînement d’acides aminés, codée par un gène. Chaque protéine assure un rôle précis dans l’organisme. dont la quantité est en étroite relation avec la sévérité du phénotype.
Au cours de la dernière décennie, plusieurs médicaments de type oligonucléotides antisens ont été développés pour induire la synthèse d’une dystrophine partiellement fonctionnelle à délétionPerte d’un fragment d’ADN (ou d’un gène). interne, similaire à celle produite dans la DMB, et qui améliore le cours de la maladie. Le mode d’expression et la fonctionnalité de la dystrophine chez les patients atteints de dystrophinopathie varie suivant plusieurs facteurs, tels que sa fonctionnalité moléculaire de la dystrophine et sa distribution. Pour évaluer le succès d’une intervention thérapeutique, il est essentiel de bien comprendre les différents modes d’expression de la dystrophine chez ces patients. Récemment, plusieurs groupes ont utilisé des techniques innovantes pour quantifier la dystrophine dans les biopsies musculaires des enfants mais pas chez les patients avec une DMB plus légère.
Dans cette étude, une équipe de scientifiques européens impliquant des chercheurs et des cliniciens de l’Institut de Myologie se sont penchés sur l’expression de la dystrophine en utilisant à la fois le transfert en Western blotTransfert de protéines à partir d’un gel vers une membrane souple (nitrocellulose ou nylon) après séparation par électrophorèse. Cette technique est utilisée pour identifier une protéine. et une plate-forme d’analyse d’images automatisée à haut débit sur les biopsies de muscles squelettiquesVoir muscles striés. issues de patients DMD, BMD et intermédiaires DMD/BMD.
Les résultats montrent une corrélation significative entre le Western blot et la quantification par immunofluorescenceTechnique de visualisation d’une protéine spécifique sur des coupes tissulaires (réalisées à partir d’une biopsie) en utilisant un anticorps spécifique de cette protéine, sur lequel est fixé une substance fluorescente., indiquant la cohérence entre les différentes méthodologies. Ils ont cependant identifié une hétérogénéité inter- et intra-maladie significative des modes d’expression de la dystrophine, quelle que soit la quantité détectée sur le transfert, en raison de la variabilité de l’intensité de la fluorescence et de la couverture de la circonférence sarcolemmale de la dystrophine.
Ces résultats mettent en évidence l’hétérogénéité du mode d’expression de la dystrophine dans la DMB, ce qui aidera à évaluer les thérapies de restauration de la dystrophine.