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Evolution des auto-anticorps dans la myasthénie auto-immune : une revue de la littérature
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La myasthénie auto-immune ou myasthénie gravis (MG) est très majoritairement en rapport avec la production anormale d’auto-anticorps dirigés soit contre le récepteur à l’acétylcholineNeurotransmetteur des synapses motrices qui, dans le cas de la jonction neuro-musculaire, se lie à un récepteur de type nicotinique permettant ainsi la contraction musculaire. (RAch), soit contre le récepteur MuSK, et beaucoup plus rarement contre d’autres éléments de la jonction neuromusculaire tels que la titine. Un groupe d’experts européens comprenant deux représentants français s’est intéressé aux fluctuations de ces auto-anticorps à travers un partage d’expérience et une revue de la littérature :
- 42 études publiées ont retenu l’attention des experts.
- 10 d’entre elles faisaient état de corrélations entre taux d’auto-anticorps et sévérité du tableau clinique.
- Ceci était particulièrement vrai pour les RAch, les anticorpsprotéine fabriquée par le système immunitaire (en particulier les lymphocytes B) en réponse à l’introduction d’une molécule étrangère à l’organisme, à laquelle elle se lie étroitement, pour l’inactiver ou la marquer et permettre ainsi son élimination par l’organisme. anti-MuSK et anti-titine.
- Faute de preuve suffisantes au niveau statistique, les experts n’en tirent toutefois pas de conclusions définitives quant à l’utilité de tels dosages dans le suivi des patients atteints de MG.