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Une nouvelle chaperonopathie musculaire associée à DNAJB4
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• Une équipe internationale de médecins et de chercheurs a découvert une nouvelle forme musculaire de chaperonopathie chez quatre patients, provenant de trois familles, deux en Espagne et une en Arabie Saoudite, chez lesquels aucun diagnostic génétique n’avait été posé.
• L’examen clinique de ces patients indique :
- une manifestation de la maladie entre la 1ère et la 4e décennie ;
- la présence chez tous les patients d’une insuffisance respiratoire précoce et d’une rigidité vertébrale ;
- une hypotonie axiale (avec signe de Beevor) et une cardiomyopathie observées indépendamment chez deux patients ;
- aucun retard de développement ou de faiblesse des membres.
• L’IRML’imagerie par résonance magnétique ou IRM est une technique d’imagerie médicale qui permet d’obtenir des images en coupe ou en volume d’un organe ou d’une région du corps humain. Pendant l’examen, la personne est allongée, immobile, sur un lit mobile qui coulisse dans un appareil cylindrique constitué d’un aimant très puissant. Cet examen n’est pas douloureux. L’impression d’être enfermé, isolé, le bruit de la machine, la durée de l’examen peuvent cependant être un peu impressionnants. montre :
- une atteinte spécifique des muscles de la partie postérieure de la cuisse (biceps fémoral et semi-tendineux), tandis que la partie antérieure est épargnée ;
- une atteinte du muscle fessier (grand glutéal) chez un patient et du mollet (soléaire) chez un autre.
• Les biopsies musculaires présentent :
- des fibres atrophiées, occasionnellement angulaires et plus rarement nécrotiques ;
- des corps d’inclusion et des vacuoles bordées.
• Le taux de créatine kinase varie d’un niveau normal à trois fois la limite haute du taux normal.
• Le séquençage d’exome révèle trois mutations homozygotes sur le gèneSéquence d’ADN constituant une unité d’information génétique. Un gène code une protéine assurant une fonction précise. Le gène contient des séquences codantes (exons) et des séquences non codantes (introns). DNAJB4 : une mutation non-sensUne mutation non-sens est une anomalie génétique qui conduit à la formation d’un message d’arrêt de la synthèse de la protéine (codon stop) prématuré : la protéine formée est donc plus courte. (c.856A > T; p.Lys286Ter) et deux mutations faux-sens (c.74G > A; p.Arg25Gln et c.785 T > C; p.Leu262Ser). Ces deux dernières mènent à la production d’une protéineMacromolécule formée de l’enchaînement d’acides aminés, codée par un gène. Chaque protéine assure un rôle précis dans l’organisme. qui est soit dégradée par la cellule, soit stable mais non-fonctionnelle.
• Aucun des porteurs de mutations hétérozygotes n’était affecté par la maladie.
Voir aussi « Chaperonopathies : une nouvelle myopathie décrite »