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La piste de l’induction d’une auto-tolérance refait parler d’elle dans la myasthénie autoimmune
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Selon des travaux précliniques de chercheurs espagnols, menés avec le concours de l’équipe de Rozen Le Panse de l’Institut de myologie :
- l’injection intrapéritonéale des récepteurs de l’acétylcholineNeurotransmetteur des synapses motrices qui, dans le cas de la jonction neuro-musculaire, se lie à un récepteur de type nicotinique permettant ainsi la contraction musculaire. (RACh) encapsulés dans des liposomes riches en phosphatidylsérine diminue le taux anticorpsprotéine fabriquée par le système immunitaire (en particulier les lymphocytes B) en réponse à l’introduction d’une molécule étrangère à l’organisme, à laquelle elle se lie étroitement, pour l’inactiver ou la marquer et permettre ainsi son élimination par l’organisme. anti-RACh et améliore les performances physiques (Global clinical score ou GCS) d’un modèle murin expérimental de myasthénie auto-immune ;
- cette méthode originale pour restaurer la tolérance au soi se base sur un processus physiologique, l’efférocytose ;
- les mêmes chercheurs l’ont utilisé également, toujours au stade préclinique, dans le diabète de type 1, la sclérose en plaques et la polyarthrite rhumatoïde.
D’autres équipes ont déjà emprunté cette voie de traitement dans la myasthénie avec anti-RACh ou anti-MuSK, sans utiliser de liposomes.
Voir aussi « Myasthénie : induire une auto-tolérance semble fonctionner (chez la souris) »