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15 septembre : Journée Internationale de sensibilisation à la Dystrophie Myotonique
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Cette 4ème édition met particulièrement l’accent sur deux domaines spécifiques : la sensibilisation et l’éducation des équipes de soins cliniques ainsi que la préparation des participants aux essais cliniques.
Les dystrophies myotoniques
Les dystrophies myotoniques – la dystrophie myotonique de type 1 (ou maladie de Steinert) et la dystrophie myotonique de type 2 -, sont des maladies génétiques rares et progressives. Les muscles s’affaiblissent (dystrophie) et ont du mal à se relâcher en fin de contraction (myotonieLa myotonie est un défaut de relâchement de la fibre musculaire : après une contraction, le muscle ne revient pas rapidement à son état de repos initial. Ce phénomène donne une sensation de raideur due à une lenteur du relâchement du muscle après sa contraction. Il a tendance à s’améliorer avec la répétition du mouvement. La myotonie n’est en général pas douloureuse (à la différence d’une crampe par exemple), mais peut être gênante pour certains gestes de la vie courante (ouvrir un pot de confiture, visser ou dévisser une ampoule, manipuler certains objets…). Lors d’un examen clinique le médecin peut la provoquer par une percussion de la partie charnue du muscle avec un marteau à réflexe.). Elles sont provoquées par des répétitions anormales de petites séquences d’ADNmacromolécule complexe, l’ADN est le support de l’hérédité (gènes). C’est le constituant des chromosomes. L’ADN est organisé en double hélice (deux brins complémentaires) et constitué de nucléotides de quatre types : adénine, guanine, cytosine et thymine. qui perturbent l’expression de nombreuses protéines avec des effets en cascades sur plusieurs organes (tels que le cœur, l’œil, l’appareil respiratoire et le système endocrinien, appareil digestif ou système nerveux), ce sont des maladies multi systémiques. La dystrophie myotonique de type 1 (ou maladie de Steinert) est l’une des maladies neuromusculaires les plus fréquentes chez l’adulte. On estime qu’une personne sur 8 000 est atteinte, ce qui, à l’échelle de la population française, correspondrait à 5 000 à 8 000 personnes malades vivant en France.
Les dystrophies myotoniques de type 1 et 2 sont réputées complexes mais les recherches de traitements s’accélèrent.
A l’Institut
Au Centre de Recherche de l’Institut de Myologie, l’équipe REDs, qui est dirigée par Geneviève Gourdon et Denis Furling et inclut également le groupe de Guillaume Bassez (qui coordonne le registre national de dystrophie myotonique DM-Scope), mène des recherche sur la DM1 ou maladie de Steinert. Son objectif est de créer des synergies afin d’accélérer la recherche translationnelle pour cette maladie et de faire émerger des alternatives thérapeutiques pour les patients. Ainsi les compétences de l’équipe visent à faire une recherche intégrée autour de la DM1 allant de la mutationModification soudaine et transmissible du matériel génétique. Elle peut être spontanée ou induite par des agents dits » mutagènes » (radiations, produits toxiques,…). à la compréhension des mécanismes physiopathologiques à l’aide de modèles cellulaires et animaux, au développement et l’évaluation d’approches thérapeutiques innovantes et enfin, à la mise en place d’essais pré-cliniques et cliniques pour cette maladie neuromusculaire.
Denis Furling, responsable de l’équipe REDs, au congrès Myology 2022 :
Plus d’information sur les travaux de recherche de l’équipe REDs
Les essais en cours dédiés aux dystrophies myotoniques menés à l’Institut
Plus d’information sur la Dystrophie myotonique de type 1 (ou maladie de Steinert)